POLITIQUE

PS, FDF, Open VLD, CD&V et sp.a avalisent l’accord bruxellois: le casting prend forme

PS, FDF, Open VLD, CD&V et sp.a avalisent l’accord bruxellois: le casting prend forme

Vervoort est pressenti pour rempiler à la tête d’un gouvernement qui devrait embarquer Gosuin, Vanhengel, Smet et Debaets, la surprise du CD&V. (Belga)

Les partis bruxellois ont réuni leurs couleurs ce jeudi. PS, FDF, Open VLD, CD&V et sp.a ont avalisé l’accord conclu par leurs négociateurs. Seul manque le cdH. Une surprise est aussi venue du CD&V…

Comme une lettre à la poste au PS


Les militants du PS bruxellois réunis jeudi soir en congrès ont donné leur feu vert unanime à une nouvelle participation au gouvernement régional qui devrait regrouper, outre les socialistes francophones, les FDF, le cdH, l’Open Vld, le sp.a et le CD&V.

Le congrès à huis clos, a fait salle comble à la Maison du Peuple de Saint-Gilles, réunissant quelque 250 à 300 personnes, indique-t-on à la Fédération.

Le vote est passé comme une lettre à la poste. Il a été précédé d’une intervention de la présidente de la fédération socialiste bruxelloise Laurette Onkelinx qui est d’abord revenue sur les résultats du parti dans les différents cantons bruxellois.

Celle qui a endossé le rôle de formatrice bruxelloise tout au long des négociations a ensuite souligné qu’elle avait tenu sa promesse faite durant la campagne de rechercher la coalition la plus progressiste possible.

Madrane en mission

Le ministre-président actuel, Rudi Vervoort, a ensuite présenté les grandes lignes des déclarations de politique générale pour la Région et la Commission Communautaire Commune, une mission dont a été chargé le secrétaire d’État Rachid Madrane pour la CoCof.

Il n’y a eu qu’une demande d’intervention, au moment des questions, venue de l’ex-président du PS, Philippe Moureaux.

Mais plutôt que poser des questions, celui-ci a pris son temps de parole pour faire l’éloge de Laurette Onkelinx dont il a retracé le parcours et souligné la qualité du travail réalisé pour Bruxelles.

FDF: «Il était temps de fortifier Bruxelles»

 

Les Fédéralistes démocrates francophones (FDF) ont eux aussi approuvé l’accord jeudi soir, lors d’un conseil de participation. Les FDF se sont particulièrement réjouis d’avoir pu apporter leur vision en matière de gouvernance.

Le conseil de participation a duré environ deux heures. Il a principalement été consacré aux questions des militants aux négociateurs, dont Didier Gosuin, tête de liste aux dernières élections et futur ministre dans le gouvernement bruxellois.

Le président du parti, Olivier Maingain, s’est réjoui de l’intérêt de la centaine de militants présents et de la qualité des débats. Il a rappelé que la satisfaction de son parti accompagnait celle des acteurs économiques et des partenaires sociaux.

«Ce gouvernement, cette déclaration de politique gouvernementale, apporte un autre état d’esprit dans la gestion à Bruxelles», a-t-il commenté. «Il était temps de fortifier Bruxelles, parce que si on ne fortifie pas Bruxelles sur le plan socio-économique, de l’emploi, alors Bruxelles sera à la merci de tous ceux qui veulent toujours la mettre au rabais.»

Didier Gosuin est allé dans le même sens, estimant qu’il fallait «défendre et promouvoir Bruxelles».

Les FDF insistent particulièrement sur l’importance de la gouvernance, avec des institutions et des politiques régionales rationalisées et mieux évaluées.

Gosuin ministre

Quant au «casting», il est déjà en partie connu: Didier Gosuin sera en tout cas ministre. «J’ai toujours été clair en campagne électorale: chez nous on ne joue pas à saute-mouton d’un niveau de pouvoir à un autre, celui qui est tête de liste à la Région est notre leader au gouvernement bruxellois», a commenté Olivier Maingain. Quant à l’éventuel poste de secrétaire d’État à pourvoir, le président des FDF estime avoir «l’embarras du choix» et assure que cela dépendra des compétences reçues.

Les militants ont approuvé l’accord de gouvernement à l’unanimité moins une abstention après deux heures d’échanges.

Vanhengel, champion Open VLD

 

L’Open Vld bruxellois a lui aussi donné son feu vert à l’unanimité des 150 participants à son congrès, jeudi soir, à une participation au gouvernement bruxellois. Ce vote ne constitue pas une surprise, dans la mesure où c’est le chef de file des libéraux flamands bruxellois, Guy Vanhengel, champion des voix de préférence dans le groupe linguistique néerlandophone qui dirigeait les négociations, côté flamand.

Côté néerlandophone, Guy Vanhengel sera le seul qui retrouvera un siège au gouvernement régional.

Smet ministre pour le sp.a

 

Le sp.a bruxellois a approuvé à l’unanimité, à une abstention près, l’accord de gouvernement pour Bruxelles. Les socialistes flamands estime que cet accord porte la marque du sp.a et annonce un changement dans la politique bruxelloise.

Le parti a désigné Pascal Smet comme ministre. Celui-ci était ministre au sein du gouvernement flamand lors de la législature précédente.

Debaets, la surprise du CD&V

 

La section bruxelloise du CD&V a décidé jeudi soir à l’unanimité d’entrer au gouvernement bruxellois. Elle a également émis un avis unanimement favorable en ce qui concerne la désignation de Bianca Debaets au poste de secrétaire d’État régionale qui devrait être décidée lors de l’assemblée générale du parti qui se réunit.

Longtemps pressentie pour un nouveau mandat, la ministre bruxelloise sortante, Brigitte Grouwels, qui a mené l’ensemble des négociations bruxelloises pour le parti démocrate chrétien flamand avait auparavant retiré spontanément sa candidature.

 

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