CYCLISME

Kristoff n’est pas un saint porte-bonheur pour Sagan

Kristoff n’est pas un saint porte-bonheur pour Sagan

Cette fois, il n’y a pas eu besoin de la photo-finish pour désigner le vainqueur de la 12e étape. BELGA

Alexander Kristoff a apporté un succès à la Norvège, hier au terme d’un sprint à St-Étienne, où Sagan a encore fini deuxième.

Pour Peter Sagan, il est de moins en moins douteux qu’il ne ramène pas le maillot vert à Paris. Mais il est de plus en plus compliqué pour lui de remporter une étape. «Tout allait bien à 3 kilomètres de l’arrivée, disait-il. J’étais dans une bonne position mais Kristoff a été plus fort que moi. Une autre deuxième place… c’est le destin! Mais tout va bien. Je suis devant depuis la première étape, je suis peut-être un peu plus éprouvé que les autres sprinteurs. »

Sagan: huit top 5 sur 12 étapes

Il y a de quoi puisque Sagan a réussi jusqu’à présent la gageure de terminer neuf des douze étapes dans le top 10, dont huit dans le top 5…

Encore deuxième hier, pour la quatrième fois sur ce Tour, le Slovaque avouait ne rien connaître, au départ de Bourg-en-bresse, de la légende des Verts, dont le stade Geoffroy-Guichard en en pleine rénovation.

Et donc, on n’aura pas de maillot vert qui s’impose à Saint-Étienne. Et puisqu’il fut question d’un sprint, c’était inéluctable, malgré l’échappée du matin ou les barouds de Gautier ou Clarke, c’est au tour de Kristoff, un Norvégien, de ramener un premier trophée pour la Katusha. Le vainqueur de San Remo, deuxième à Lille, mais aussi à Reims, a enfin remporté une étape sur le Tour, sans avoir eu besoin nécessairement d’un train, mais en ayant pris soin de prendre la bonne roue.

«C’est la deuxième plus grande victoire de ma carrière, après Milan-Sanremo, se réjouissait Kristoff. Mes équipiers ont vu qu’ils pouvaient me faire confiance. C’est aussi un succès pour eux. Je savais qu’il y avait aujourd’hui une chance de gagner. Hier (mercredi), j’ai préservé mes jambes, je me suis économisé. Aujourd’hui, je n’ai jamais atteint mes limites. Dans le final, j’étais un peu nerveux, j’avais peur d’être enfermé et d’ailleurs j’ai perdu mes équipiers, Luca Paolini et Alexander Porsev, dans le dernier kilomètre. Mais j’avais de bonnes jambes. J’ai pris la roue de Matteo Trentin qui était bien emmené et j’ai pu commencer mon sprint où je voulais le faire. C’est un sentiment formidable que d’arriver à gagner. Je sais que la Norvège est très attentive au Tour. C’est la course que tout le monde connaît dans le pays.»

Greipel et Degenkolb n’ont pu, hier, se mêler véritablement au sprint.

Le premier est tombé, apparemment sans gravité, avant la flamme rouge, en compagnie de Chavanel, le second a été gêné par Trentin, lequel a été déclassé ensuite. (voir par ailleurs).

Troisième, Arnaud Démare s’est posé trop de questions. « J’ai attendu un peu, c’est l’erreur que je fais dans les sprints de ce Tour. J’ai fait un premier sprint pour me replacer, après un gros effort de Mickaël Delage qui croit toujours en moi, même quand je ne suis pas au top. Aux 200 mètres, j’attends que Degenkolb lance le sprint, je me dis que je vais le laisser faire l’intérieur avant de produire mon effort. Mais dans le Tour, il faut aller de l’avant, quitte à faire l’extérieur.»

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