POLITIQUE

L’heure du point final et des paquets de compétences

C’est un dernier tour de relecture qui devait encore occuper, hier en fin de journée, les négociateurs wallons et communautaires.

«Ça ne coince plus sur rien. On en est aux derniers arbitrages. On met le point final», confirme une de nos sources. Il était toujours question d’atterrir dans la soirée ou ce matin.

Le noyau dur des négociateurs est resté soudé jusqu’au bout sur au moins un mot d’ordre: on ne laisse rien filtrer (ou presque). Au point où même l’actuel ministre-président Rudy Demotte est un peu condamné à l’isolement dans son propre espace de travail. L’Élysette est en effet occupée depuis le début des discussions par Elio Di Rupo, Paul Magnette et Benoît Lutgen (ainsi que leurs spécialistes respectifs). On pourrait imaginer un minimum d’échanges, de porosité entre les cloisons à ce niveau-là de la hiérarchie du parti. Mais, pour ce qu’on en sait, c’est non. On partage l’espace, pas les secrets d’alcôve. « Ils sont très discrets. Même en interne, on n’entend pas grand-chose», constate un familier des rouages politiques wallons.

«Qui veut l’Énergie?»

Bref. Les congrès de participation devraient se tenir samedi ou dimanche. Une étape symbolique qui consiste, pour chaque parti qui a pris part aux négociations (en Région wallonne, le PS et le cdH), à donner son accord formel sur le plan proposé pour la future majorité.

À ce stade-là, les compétences ne sont a priori pas encore officiellement attribuées. Mais les partis concernés en ont évidemment déjà parlé. « On fait le tour, on voit quels paquets de compétences pourraient le mieux s’accorder pour le plus d’efficacité et on vérifie la marge de manœuvre envisageable… Chacun donne son avis, mais rien n’est décidé », commente une source.

Le casting des ministres reste entièrement du ressort des présidents de parti. Un coup de fil, parfois tard dans la soirée…

Même s’il va falloir se serrer la ceinture dans toutes les matières, on imagine que certains postes seront plus soutenus que d’autres. D’emblée, Paul Magnette avait insisté sur le Plan Marshall (« Il faut amplifier et intensifier cet effort», disait le président socialiste ff lors de la conférence de presse annonçant la coalition rouge-romaine, le 5 juin dernier), ainsi que sur les nouvelles compétences, l’emploi et la convergence entre enseignement et formation.

Mais bonne chance à celui qui aura à gérer la compétence «Énergie» et la saga des certificats verts. La patate chaude?

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