« Quand je roule, je m’amuse »

(c) Benoit Bouchez

Les compétitions, Marc Duez n’en fait plus depuis trois ou quatre ans. Mais il reste très impliqué dans le milieu du sport automobile. Il aide notamment de jeunes pilotes à atteindre un certain niveau.

C’est au beau milieu des Hautes Fagnes, à deux pas du signal de Botrange, que Marc Duez a grandi. Non loin du circuit de Spa-Francorchamps…

D’un côté, vous aviez la nature sauvage, de l’autre la course automobile. N’est-ce pas paradoxal?

Si! Mes parents tenaient l’hôtel-restaurant du Mont Rigi. J’ai eu la chance de me promener avec des clients qui connaissaient très bien la Fagne. Mon père était chasseur de gros gibier. Mais il y avait un garçon qui travaillait chez nous et qui était branché voitures de course. Il m’a emmené rouler et cela m’a fait un petit choc. J’ai ensuite fait du karting. Et à 12 ans, j’ai appris à ma sœur de 10 ans à conduire. Je pilotais notamment le chasse-neige pour déblayer le parking de l’hôtel en hiver.

Vous vouliez devenir professionnel?

Je n’y pensais pas vraiment. J’ai fait l’école hôtelière à Spa, mais je ne suis pas devenu cuisinier! J’y ai rencontré des fêlés de bagnoles. Tout a commencé assez vite, dès que j’ai eu 18 ans. Un ami de mes parents m’a emmené à Bruxelles, car c’est là que ça se passe. Dans le milieu là-bas, j’ai rencontré du monde et décroché des contrats.

Vous avez arrêté il y a peu de temps…

J’ai pratiqué longtemps en tant que professionnel. Je suis passé de l’autre côté tout naturellement il y a trois ou quatre ans. C’est normal que je ne roule plus. À 57 ans, on ne peut pas continuer à battre des petits jeunes. Quand je roule, je m’amuse bien.

Vous n’avez jamais quitté votre région?

J’ai passé 26 ans à Monaco. Je suis revenu car je ne voyais plus l’intérêt de rester là-bas. Je me suis installé à Stavelot et j’y suis bien.