POLITIQUE -

Formation : des confirmations et plusieurs changements de cap à Bruxelles

Formation : des confirmations et plusieurs changements de cap à Bruxelles

Le futur gourvenement bruxellois s’est accordé sur de nombreux points. BELGA

L’accord entre les partenaires du futur gouvernement bruxellois PS-FDF-cdH; Open Vld-sp. a-CD&V, entré dans sa phase de relecture finale, confortera certaines orientations prises en Région bruxelloise au cours des dernières années, mais il produira aussi son lot de changements de cap, ressort-il des échos obtenus ici et là dans l’entourage des négociateurs.

Dans un premier chapitre consacré à l’emploi et à l’économie, il est essentiellement question d’accentuer la politique d’activation des demandeurs d’emploi à commencer par les jeunes. Au-delà de la garantie emploi jeunes lancée par l’équipe sortante pour deux ans avec l’aide des fonds européens, on parle de l’instauration d’un contrat d’insertion socio-professionnelle.

Ce chapitre, qui porte aussi sur le tourisme et la formation, comprend également des matières transférées telles que la gestion des titres-services. Il semble que les futurs coalisés veulent pérenniser le système tout en veillant à le faire fonctionner dans un cadre budgétaire maîtrisable. Mais il n’est pas question pour eux de supprimer purement et simplement l’avantage fiscal qui y est lié, même si le fédéral ne transférera pas tous les moyens nécessaires.

Le deuxième chapitre consacré à l’aménagement du territoire est annonciateur de la création d’une plate-forme du développement territorial qui regrouperait une série d’outils et de fonctions pour compte de la Région. Objectif: rationaliser et gagner en maîtrise dans ce domaine, en particulier dans les Zones d’Intérêt Régional où la Région est le principal propriétaire foncier.

Poursuite du projet métro Nord-Sud

En amont des projets, il est ainsi question de regrouper les instruments d’études et de définition de stratégies pour éviter les doubles emplois.

Au menu des cinq prochaines années également, la poursuite du développement des Zones d’Intérêt Régional telles que Tour et Taxis, le Heysel, mais aussi de nouvelles étapes dans le développement d’autres zones de réserve foncière telles que celles de la Gare de l’Ouest, Delta, plus au sud, et Schaerbeek formation, plus au nord.

Dans le chapitre qualité de vie (mobilité, propreté publique, sécurité…), il est notamment question, sans surprise, de la poursuite du projet de métro Nord-Sud, non seulement dans son volet déjà bien engagé vers le nord de la capitale, mais aussi dans l’étude plus approfondie de son axe sud.

Il y a plusieurs jours, les négociateurs s’étaient également déjà entendus définitivement sur le point de vue que le futur gouvernement régional défendra dans le dossier des nuisances liées au trafic aérien de l’aéroport national. Le texte définitif avait-on alors appris, prône notamment la suppression à terme du survol de la capitale de 22h à 7h du matin et défend deux priorités: la suppression du plan de routes aériennes appliquées depuis février dernier et baptisé «Wathelet» ainsi que la définition de nouvelles routes aériennes en tenant compte de certains critères dont ceux de la densité de population survolée.

Mais c’est le gouvernement fédéral qui devra prendre des décisions en matière de définition des routes aériennes.

Une réforme de la fiscalité régionale d’ici 2017`

Au delà du chapitre IV consacré au «vivre ensemble», et qui porte notamment sur le parcours d’intégration des primo-arrivants, il est question dans un dernier chapitre sur le thème «révolutionner la gouvernance», de structures régionales à modifier, voire à mettre en place en matière d’Aménagement du territoire et de Tourisme, et sur la manière d’adapter les relations Région-communes dans le sens d’une contractualisation et d’une responsabilisation accrues.

Dans un aperçu non-exhaustif du contenu de la future déclaration de majorité basé sur les informations obtenues en cours et en fin de négociations, on n’oubliera pas non plus d’évoquer le cadre budgétaire.

Il y aura une réforme de la fiscalité régionale d’ici 2017 et on veillera à trouver au minimum les 300 millions d’euros jugés nécessaires pour maintenir l’équilibre budgétaire, en procédant à des économies structurelles de dépenses, à concurrence d’au moins deux tiers. Il devrait aussi y avoir l’une ou l’autre mesure fiscale, avant la grande réforme prévue pour 2017.

En matière bi-communautaire, on pense enfin déjà aussi à la manière dont on gérera les allocations familiales prochainement transférées. Il est question à terme d’accorder le même montant pour chaque enfant, mais cette hypothèse, comme peut-être d’autres, sera d’abord passée au peigne fin pour éviter tout dérapage dans un domaine aux enjeux financiers et sociaux très élevés.


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