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Un Québécois prêt à affronter l'apocalypse

Anticiper le chaos pour mieux survivre... Tel est en quelque sorte le leitmotiv d'Eric Morin, un jeune père de famille Québécois qualifié de "survivaliste" et qui se prépare à affronter l'apocalypse.

L'intérieur de la maison de famille des Morin, située à Rosemont, dans la périphérie de Montréal, a des allures de véritable bunker. Depuis la naissance de son deuxième enfant et son exploration de la littérature "survivaliste", Eric Morin stocke de quoi se prémunir pendant un certain temps de différents types de catastrophes: effondrement économique, guerre, pandémie, hiver volcanique, attentat terroriste, astéroïde, accident industriel... Pour Montréal, ville très dépendante de l'électricité, il craint surtout une long black out. «Si on se retrouve obligés de passer un hiver sans électricité à Montréal, quel pourcentage de la population va périr? Quand le chacun-pour-soi s’instaure en temps de catastrophe, ça devient rapidement chaotique dans une grande ville», confie-t-il au Journal de Montréal. S'il ne dispose pas (encore) d'abri anti-nucléaire ou anti-pandémie, Eric Morin peut déjà se targuer de pouvoir s'alimenter seul en énergies pendant un mois. «J’ai l’autonomie énergétique totale pour un mois avec mes génératrices, mon essence et mon panneau solaire.»

 

500 litres d'eau, 200 litres d'essence... et des arbalètes

 

Le stock de la famille Morin est à la fois impressionnant et surprenant. Pêle-mêle, se retrouvent planqués dans chaque recoin de la maison... des centaines de piles, des milliers de canette et de sachets de nourriture déshydratée. «Je fais venir des boîtes de repas déshydratés à 200$ qui peuvent nourrir une personne pendant un mois. J’ai assez de savon et de produits hygiéniques pour un an. Assez de nourriture pour six mois.» Sans oublier les 500 litres d'eau et les dizaines de cartons de jus... Auxquels s'ajoutent quelque 200 litres d'essence. Et la liste se poursuit: médicaments, énorme trousse de premiers soins, masques purificateurs d’air (en cas de pandémie), pilules antiradiation... et des arbalètes! «Les gens me demandent à la blague si je me prépare à lutter contre une invasion de zombies quand ils voient mes arbalètes», glisse encore, non sans une petite expression québécoise..., Eric Morin. En vérité, les arbalètes lui servent d'une part, à pêcher et à chasser et, d'autre part, peut-être encore plus utile si chaos il y a, à tenir les personnes du quartier en respect.