L’échange de bébés à la naissance. En 1988, Étienne Chatiliez avait décidé de le traiter sous le mode de la comédie, dans La Vie est un long fleuve tranquille, avec les Groseille et les Le Quesnoy.

En 2013, le réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda a repris cette thématique, mais sous l’angle du mélodrame dans Tel père, tel fils. Ryoata est un architecte réputé, qui ne songe qu’à la réussite. Fier Japonais, il ne veut que le meilleur pour son fils de 6 ans prénommé Keita: école privée, cours de piano… Tout est fait pour que le petit rejoigne l’élite plus tard. Tout s’écroule quand l’hôpital où a accouché son épouse Midori les averti que leur fils a été échangé à la naissance avec un autre nourrisson. Son petit Keita n’est donc pas son enfant et son véritable fils se prénomme Ryusei et a été élevé dans un milieu moins favorisé (mais beaucoup plus amusant).

Pour Ryoata, c’est un choc. Que va-t-il décider? Accepter l’échange d’enfants et reprendre l’éducation de Ryusei à zéro? Ou bien maintenir le statu quo et ne rien dire aux deux enfants? Et s’il parvenait à obtenir la garde des deux garçons?

Tout en finesse, Tel père, tel fils est un film sensible qui aborde la question de la filiation avec beaucoup d’intelligence. Un sujet traité avec sérieux mais aussi avec quelques notes d’humour. Prix du jury au Festival de Cannes en 2013. On vous le recommande chaudement.

Lumière

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