S’il n’anime pas le «Bel RTL matin», c’est qu’il est en tournage pour la télévision. Car Thomas Van Hamme tient à être fidèle au poste chaque matin. Ses congés? Il les garde pour les grandes vacances, lorsque la saison radio est terminée.

C’est à un rythme soutenu que Thomas Van Hamme enchaîne petits matins en radio et tournages TV, notamment pour l’émission Tout s’explique.

Comment tient-on la distance quand on se lève très tôt?

Les petits matins en radio m’ont donné le goût du sport. C’est un boulot très dur, mais si tu n’as pas une hygiène de vie, tu ne tiens pas le coup. Je fais du vélo de course, cela me lave l’esprit. Deux fois 50 km tous les week-ends, ça fait un bien fou.

Faire de la radio et de la télé, c’était votre ambition?

J’ai toujours rêvé de faire de la télé. Quand j’étais petit, je regardais «L’Île aux enfants» et je voulais y être. Aujourd’hui, je suis dans l’île aux enfants des grands! J’ai beaucoup de plaisir à avoir réussi mon rêve. Mais pour cela, il faut accepter de bosser pour rien et de se faire un peu exploiter au début.

Vous avez suivi des études de journalisme?

À l’ULB. Je garde toujours un pied dans le journalisme. Je fais des émissions avec un fond, en apportant cette dimension curiosité, contenu. À mon arrivée à RTL, on m’a mis sur de beaux projets. On fait les choses sérieusement, sans se prendre au sérieux.

Vous avez toujours vécu à Bruxelles?

J’ai habité cinq ans à Jauchelette. J’adorais ça, la campagne. Mais toutes mes attaches sont en ville et les trajets devenaient infernaux. Je suis donc revenu à Bruxelles et me suis installé à Ixelles. Ce que j’aime beaucoup, c’est le bas de la ville, son ambiance, son énergie créatrice, forte, dynamisante à travers ses boutiques et bars. En tant que vieux Bruxellois, j’aime ma ville comme je la déteste. Je la trouve parfois désordonnée, embouteillée, sale. Mais j’aime l’esprit bruxellois, même s’il est un peu différent de celui de Liège ou de Charleroi, où c’est tout de suite chaleureux. À Bruxelles, il faut être plus introduit dans les cercles. Il y a aussi cette bonhomie et l’humour de soi, typiquement belge. Je reste quelqu’un d’urbain.