Quand Stéphane de Groodt a rencontré Christophe Debacq il y a huit ans, il lui a dit qu’il écrivait comme un Belge. Il l’a bien pris et depuis, ils collaborent.

«Il propose les thèmes, on gratte chacun de notre côté pour trouver de la matière. On s’envoie des trucs, on rebondit et petit à petit ça se structure », explique le coauteur: «J’écris avec sa voix en tête. J’écris pour ses cassures, ses ruptures. Je sais aussi qu’il y a des tournures qui ne passeront qu’avec lui! »

Il note également une évolution du style: «Au début, on était plus sur la structure. Les jeux de mots sont apparus à partir de Mitt Romney. Comme ça a bien marché, on en a ajouté encore et encore. C’est devenu la marque de fabrique, mais si on remonte le fil, avant c’était beaucoup plus dans l’absurde. » Ces derniers mois, Elsa de Saignes, fille du Sud vivant à Bruxelles, a pimenté les textes des deux hommes du Nord.