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Corruption à la FIFA: Beckenbauer n’a « rien de rien » à cacher

Corruption à la FIFA: Beckenbauer n’a « rien de rien » à cacher

Franz Beckenbauer n’a «rien de rien à cacher» par rapport au Mondial 2022. Reporters / DPA

Interrogé sur son rôle dans l’attribution du Mondial 2022 au Qatar, Franz Beckenbauer a refusé de dire pour qui il a voté, se réfugiant derrière «le secret du vote». Mais l’ancienne gloire du football allemand dit n’avoir «rien de rien à cacher».

Le «Kaiser» Franz Beckenbauer a assuré n’avoir absolument rien à cacher sur les soupçons de corruption dans le cadre de l’attribution des Coupes du monde 2018 à la Russie et 2022 au Qatar, dans un entretien à Bild ce mercredi.

«Je n’ai absolument rien de rien à cacher (dans ces dossiers) et je suis évidemment aussi d’avis qu’il doit y avoir des sanctions pour les responsables quand une corruption est prouvée», a-t-il déclaré au quotidien populaire.

Interrogée sur son rôle dans l’attribution du Mondial 2022 au Qatar, l’ancienne gloire du football allemand a refusé de dire pour qui il a voté, se réfugiant derrière «le secret du vote» qui reste valable aujourd’hui.

Il a toutefois souligné que «les gens qui ont de la mémoire se souviendront que j’ai déclaré peu après que le choix du Qatar me surprenait. Et j’ai été l’un des premiers à dire qu’un Mondial en été là-bas était impossible, et qu’il faudrait jouer en hiver».

Bild a aussi questionné Beckenbauer sur le fait qu’il n’avait pas répondu à un questionnaire envoyé par Michael Garcia, président de la chambre d’investigation de la FIFA, sur les conditions du choix du Qatar. «C’est plutôt l’inverse (qui s’est passé)», a-t-il assuré.

«J’étais prêt à répondre à toutes les questions pertinentes, mais on me les a envoyées dans un anglais juridique que je ne pouvais pas comprendre sur des sujets aussi complexes. J’ai alors poliment demandé à ce que l’entretien ait lieu en allemand et on me l’a refusé. Alors je leur ai dit: dans ce cas tant pis», a encore détaillé l’ancien libéro du Bayern Munich et de l’équipe d’Allemagne.

Début juin, le Sunday Times avait assuré être en possession de milliers de courriels et d’autres documents attestant de présumés versements d’argent effectués par le Qatarien Mohamed Bin Hammam, alors membre du Comité exécutif de la FIFA et radié à vie en 2012 pour corruption, pour soutenir la candidature qatarienne pour 2022.

Depuis, de nombreux sponsors de la FIFA ont réclamé une enquête plus poussée sur ces accusations de corruption.

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