« Bon vent, chers Diables rouges ! »

Un gamin voit partir les Diables au Brésil pleins d’ambitions. Espérons que nos couleurs soient à la hauteur de l’événement. Photo News

Les membres de notre équipe nationale sont partis hier pour le Brésil. Ils nourrissent de grandes ambitions pour cet événement.

Une arrivée très matinale comme beaucoup de touristes ou d’hommes d’affaires en font. Les pelouses sont encore mouillées mais il fait déjà chaud à l’aéroport de Bruxelles. Dans un peu plus de deux heures, les Diables rouges vont prendre leur envol pour le Brésil où ils vont jouer une Coupe du monde, ce qui n’est plus arrivé depuis douze ans.

Une chaîne flamande de télévision a mis les petits plats dans les grands. Pour une fois, le journaliste sera un gamin de douze ans floqué d’un maillot à la gloire d’Axel Witsel.

Il répète sans cesse ce que lui disent les reporters qu’il accompagne. Il est à l’aise, n’a pas peur. Mais se demande s’il pourra toucher «pour de vrai» un Diable rouge. Eh bien non, mon petit, ce n’est pas prévu au programme.

Quand Vincent Kompany, imposantes lunettes de soleil sur le visage, sort le dernier des trois cars qui ont amené les Diables jusqu’à l’avion, il n’aura pas eu une seule main à pincer, juste des sourires lointains. Mais il mènera sa tâche à bien, même s’il ne recevra pas le moindre autographe. « C’était prévu », dira une bonne âme de l’organisation .

Les journalistes qui s’en vont au Brésil sont les premiers à arriver, tout surpris qu’on ne les laisse pas venir dire au revoir à leurs collègues. Certains arriveront quand même à se faire un bon «selfie» avec un camarade avant de prendre des photos de l’avion maquillé pour la cause.

Un gazon a remplacé la traditionnelle moquette bleue dans l’avion. Chaque joueur a son nom inscrit sur son siège et des photos des Diables rouges figurent dans les travées de l’avion. Une hôtesse, quelque peu impressionnée, lâchera quelques mots. « Il paraît que je m’occuperai des sièges où se trouvera Vincent Kompany. Cela me fait bien plaisir car je l’adore.»

Ils sont montés dans l’avion les uns après les autres, ont fait leur selfie. Certains en gris, d’autres en noir. Les accompagnateurs étaient d’abord montés à bord. En un, les journalistes, priés de rester calmes. Les vingt fans belges ensuite. Ils avaient gagné à prix d’or un package comprenant l’avion, l’hôtel, l’avion et le séjour sur place.

Arrivés à Dakar, au Sénégal, nos confrères ont eu le temps de se sustenter avant de continuer leur chemin jusqu’au Brésil. «Tout a été impeccable jusqu’ici», nous a dit Frédéric Bleus, envoyé spécial de notre quotidien.

Les Diables, unis jusqu’au bout des crampons, étaient soudés plus que jamais. Il n’était pas question de clans mais certains demeuraient néanmoins dans leur coin. Lombaerts, Fellaini et Hazard paraissaient un peu isolés.

Mais l’important sera d’être unis sur le terrain dès le match contre l’Algérie.

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