TENNIS DE TABLE

Jean-Michel Saive : « Mes 8es Jeux en 2016 ? Pour l’instant c’est du 50/50 »

Jean-Michel Saive : « Mes 8es Jeux en 2016 ? Pour l’instant c’est du 50/50 »

«J’aurai 46 ans à l’heure des Jeux olympiques de Rio et alors? Des JO, ça ne se refuse pas…». Vincent Duterne

À 44 ans, Jean-Michel Saive ne dit ni oui ni non aux JO de Rio. La tête et le corps disent «pourquoi pas?», mais l’échéanceest encore lointaine.

À l’heure même ou ses potes Diables rouges décollaient pour le Brésil, hier, Jean-Michel Saive prenait aussi un nouvel envol en annonçant sa volonté de prolonger sa carrière d’au moins deux saisons supplémentaires. Une échéance qui ne tient pas qu’au hasard…

À 44 ans, l’icône du tennis de table belge n’est donc pas prête à ranger sa raquette et évoque ainsi une possible huitième (!) participation aux Jeux olympiques, à Rio en 2016.

«Deux ans, c’est à la fois proche et lointain et si je ne suis pas encore totalement focalisé sur ces Jeux, je dois bien avouer qu’ils trottent quelque part dans un coin de ma tête, concède l’actuel 119e mondial. Pour l’instant, j’estime à 50-50 mes chances d’en être ou pas. Cela dépendra de mon corps, de ma tête mais aussi de mon classement et de mon jeu évidemment (NDLR: voir par ailleurs). Ce serait fabuleux d’être à Rio – à mon âge, ça l’est déjà de simplement pouvoir l’envisager d’ailleurs! –, mais cela demande aussi énormément d’efforts et de sacrifices. Faut voir… Mais cela reste jouable ces prochains mois comme ça l’est maintenant, vu mon niveau, avouez que ce serait bête de ne pas essayer…».

«Toujours la même envie»

S’il venait à participer aux JO de Rio, Saive deviendrait, seul, le Belge ayant disputé le plus de JO, titre qu’il partage actuellement avec le tireur à la carabine François Lafortune.

«J’en serais fier, mais ce n’est pas ce record qui me fait avancer. C’est mon amour du ping. J’aime toujours autant m’entraîner, jouer, transpirer. Bien sûr, chaque année qui passe rend les choses plus difficiles et certains matins, c’est vrai, l’idée de dire stop m’effleure l’esprit (et je n’aurais aucune honte à dire que je préfère arrêter), mais une fois à la table, c’est reparti. D’ailleurs quand j’arrête quelques jours, la raquette me manque très vite. Et avec le temps qui passe (et qu’il me reste), chaque victoire ou belle performance n’en est que plus belle. Vraiment pour l’instant, rien ne m’incite à raccrocher. Je l’ai déjà dit et je le répète: je préfère faire l’année de trop qu’une trop peu».

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