RDC

Des rebelles rwandais se rendent

C’est une nouvelle étape de l’opération DDR (Démobilisation, Désarmement, Réinsertion) en République Démocratique du Congo (RDC): 83 rebelles hutus rwandais ont remis les armes, lundi, à Kigogo, une localité située à une centaine de kilomètres au sud de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu.

La cérémonie s’est déroulée, précise le site Web de l’hebdomadaire «Jeune Afrique» en présence de l’ambassadeur de Namibie en RDC, représentant la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), et de membres de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco).

Le 30 mai, à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, 105 militants des mêmes Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) avaient également rendu les armes, ajoute «Jeune Afrique».

Les FDLR, dont certains membres et dirigeants sont accusés d’avoir participé au génocide des Tutsis au Rwanda en 1994, compteraient de 1500 à 2000 membres. Réfugiés depuis vingt ans au Congo. Elles n’ont plus franchi la frontière rwando-congolaise depuis plusieurs années, mais sont accusées de diverses exactions en RDC.

La reddition de miliciens des FDLR fait suite à la défaite infligée en novembre par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et la force d’intervention de la MONUSCO (Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo) au mouvement rebelle M23. Un mouvement congolais, soutenu, disait-on, par le Rwanda. Au début mars, ce sont les rebelles de l’Alliance des forces démocratiques-Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-Nalu) qui ont été ciblés.

À tous, «nous voulons montrer que la paix peut être rentable» nous disait, en mars (cf. nos éditions du 8 mars) François Muamba, coordonnateur, en RDC, du mécanisme de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, qui doit pacifier la région des Grands Lacs.

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