POLITIQUE

Trois possibilités pour le MR, trois cauchemars

Trois possibilités pour le MR, trois cauchemars

Michel et le MR vont-ils accepter de s'humilier? Belga

Et maintenant? Reste pour le MR le niveau fédéral à négocier. Personne n’imaginait pouvoir se passer des forces bleues à ce niveau.

Les libéraux devaient forcément servir de pont entre une Flandre à droite et une Wallonie à gauche. Depuis que les digues sont rompues dans les régions, c’est bien moins évident.

Il reste trois scénarios possibles pour le MR au fédéral. Et disons-le tout de suite: tous s’apparentent peu ou prou à un cauchemar pour le MR.


1. Tout seul, tout nu mais couvert de bijoux, dans un gouvernement de droite flamande.

Les libéraux s’offrent un acte de vengeance face au PS et au cdH. Mais ils se retrouvent alors tout seuls, tout nus et tout perdus avec Bart De Wever en maître d’œuvre. Certes: la Flandre leur offrirait le champagne tous les matins, les petits fours tous les midis et une armée de ministres. Mais le MR serait désigné grand traître à la cause francophone et s’isolerait encore plus.

2. Tout humilié mais tout obligé avec PS et cdH dans une tripartite traditionnelle.

C’est le scénario privilégié par le PS et le cdH. Tout humilié, le MR devra ravaler sa salive et se mettre à table avec les deux partis qui l’ont éjecté. «Il faut simplement laisser couler un peu d’eau sous les ponts. » Vraiment?

3. Tout à fait dans l’opposition.

C’est la seule option dans laquelle les libéraux pourraient sans doute garder la tête haute. Vu leur nombre d’élus, ils seraient une armée d’opposants. Ce serait clair et lisible pour les électeurs. Le MR pourrait faire monter de nouvelles têtes et faire payer son éviction en laissant PS et cdH se débrouiller dans le marais d’eau brune. Mais c’est long, c’est lourd, c’est cher, cinq années d’opposition sans plus un poste de ministre, sans aucun pouvoir. Et surtout, cette position vertueuse sera immédiatement dénoncée par les autres francophones. Le MR, un comble, serait traité d’irresponsable. «Ce serait un déni de fédéralisme! » nous a dit un socialiste. La peste ou le choléra. Tout ce qui reste pour les bleus.

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