ECONOMIE

L’addition des transports scolaires, c’est pour les familles

L’addition des transports scolaires, c’est pour les familles

L’accessibilité des petits écoliers aux transports scolaires est problématique. Quid de la sécurité? sonya etchison - Fotolia

Le transport scolaire est dans la ligne de mire des parents et d’un rapport. L’addition, c’est pour les familles, pas les pouvoirs publics.

C’était une note pour améliorer le transport scolaire. C’est devenu une démonstration par l’absurde.

La Fédération des associations de parents de l’enseignement officiel (Fapeo) s’est fendue d’un constat pour le moins édifiant: «en terme de mobilité et d’écologie, on a raté le coche».

Cette note de décembre 2009 qui ne visait qu’une chose, limiter les coûts financiers de la Région wallonne, a été passée au crible d’un rapport de L’institut de Conseil et d’étude en développement durable (ICEDD).

Petit exemple, parmi d’autres, pointé du doigt: pour avoir droit au transport scolaire, l’enfant, à partir de 2,5 ans, doit habiter à moins d’un kilomètre de son école ou d’un arrêt d’une ligne publique. Constat dressé depuis l’application de cette note: ceux qui habitent à moins d’un kilomètre sont conduits en… voiture à l’école (et à pied ou à vélo).

Familles précarisées: plus compliqué

Sans oublier que pour les familles précarisées, les choses se compliquent encore un peu plus.

Les conditions pour avoir accès au transport scolaire sont bien entendu compliquées, soumises à de multiples conditions et appréciations. Comme par exemple: «Ces mesures valent pour les enfants de tout âge et de tout type d’enseignement sauf, lorsque la SRWT estime que le handicap de l’enfant est suffisamment lourd ou que le parcours pédestre est suffisamment dangereux pour pouvoir bénéficier du transport scolaire.» Une dangerosité, comme le souligne la FAPEO qui doit être prouvée par les parents, avec expert.

Découragement

Sans oublier d’accompagner cela de lourdeurs administratives (formulaires spécifiques, recommandé, etc.) «Qui n’ont de cesse de faire fuir les parents qui ne cherchent même plus à savoir sur leur enfant à droit ou non au transport scolaire.»

Le rapport de l’ICEDD se termine sur plusieurs recommandations mais qui ne sont pas entendues. Avec comme conséquences: sécurité des enfants piétons, l’absentéisme, l’augmentation de frais de déplacement, trajets interminables, conciliation vie professionnelle et vie familiale parfois très compliquée.

Conclusion de la FAPEO: «On va remettre la pression sur les nouveaux élus pour qu’on fasse passer les besoins des enfants avant des considérations purement budgétaires.»