FOOTBALL

Georges Grün: «Paul Van Himst était comme un second père pour moi»

Georges Grün: «Paul Van Himst était comme un second père pour moi»

REPORTERS

Aux États-Unis, Georges Grün participait à sa troisième Coupe du Monde. Son statut avait changé. Le «ketje» bruxellois jouait à Parme et était devenu un des meilleurs défenseurs du Calcio.

Diable rouge le plus capé, il était logiquement le capitaine de l’équipe nationale. «En fait, porter le brassard ne changeait pas grand-chose pour moi, se souvient Georges Grün. Dans le groupe, beaucoup de joueurs avaient déjà disputé une, voire deux Coupes du Monde, comme Enzo Scifo, Michel De Wolf, Francky Van der Elst ou Michel Preud’homme. On était vraiment une bande de potes et nous nous gérions très bien. Sur le terrain, comme nous nous connaissions parfaitement, on réagissait ensemble en fonction des faits de match. Il y avait plusieurs leaders.»

Sur le terrain, Georges Grün était tout de même le relais privilégié de l’entraîneur. «C’est vrai que ma relation avec Paul Van Himst était très intime. Il était pour moi comme un second père. À Anderlecht, c’est lui qui m’avait lancé en équipe première alors que j’étais encore tout jeune.»

Basés en Floride, les Diables rouges ont joué leurs deux premières rencontres sous une chaleur accablante. «C’est un élément important qui a conditionné tout le reste du tournoi, car la chaleur et l’humidité ont pesé sur les organismes.» Après leurs deux victoires (1-0) sur le Maroc et les Pays-Bas, les Belges, alors déjà qualifiés, se faisaient surprendre par l’Arabie saoudite. «Cette défaite a tout compliqué. Nous aurions pu jouer contre la Suède ou l’Irlande qui étaient des adversaires nettement plus abordables que l’Allemagne… avec seulement trois jours de récupération. Au but d’ouverture de Völler, j’ai répliqué quelques minutes plus tard. Cela reste mon seul but inscrit en Coupe du monde. Jürgen Klinsmann puis Rudi Völler, à nouveau, avaient redonné l’avantage à leur équipe juste avant la mi-temps. Puis, il y a eu ce penalty non sifflé sur Josip Weber. Si on était revenu à 3-2, à 15 minutes de la fin du match, tout aurait été possible. Cela n’a pas été le cas. Et le but de Philippe Albert dans les arrêts de jeu n’a rien changé. Nous étions éliminés sans avoir démérité.»

Extrait du livre «Diables d’hommes» (Editions Mardaga)