« La liberté individuelle, il faut l’obtenir de façon radicale »

Un parti qui défend l’égoïsme. Ça change! Oui, «mais un égoïsme positif, solaire, prométhéen, pas un repli sur soi», explique Patrick Smets, tête de liste à la Chambre sur Bruxelles du plus neuf des partis.

Il a été fondé le 11 novembre 2012, au lendemain des communales, «où une fois de plus la voix de la liberté n’était pas entendue.»

Ce sociologue de 40 ans et quelques connaissances ont jugé qu’il était temps de représenter en Belgique ce mouvement dont les idées sont largement distillées dans la sphère internet. Le représentant le plus connu du libertarianisme est Ron Paul, Républicain américain qui fut candidat à l’élection présidentielle.

Pour résumer: un rôle de l’État réduit à l’essentiel – à l’opposé de l’État providence – et la liberté absolue pour chaque individu de vivre sa vie en toute indépendance. «La solidarité ne doit pas être imposée, c’est la condition de sa moralité», précise Patrick Smets.

Au programme: la suppression de tout impôt autre que la TVA, la fin de la prohibition des drogues, l’élection des juges de paix, l’annulation de la dette belge! «L’accueil est enthousiaste» et, en région germanophone où le parti présente aussi une liste, «un élu ne serait pas totalement impossible, avance Patrick Smets. Nous sommes de toute façon là pour le long terme, ces élections ne sont qu’un galop d’essai.»