ELECTIONS REGIONALES 2014

Élections régionales: tout ce qu'il faut savoir sur l'arrondissement de Mons

Élections régionales: tout ce qu'il faut savoir sur l'arrondissement de Mons

Reporters

Panique à bord dans la cité du Doudou et ses alentours directs : pour les élections régionales 2014, la circonscription montoise n'enverra plus que cinq députés au lieu de six au Parlement wallon. Etat des troupes et des lieux.


Le PS caracole historiquement en tête des élections dans l'arrondissement de Mons. Dans certains cantons, il dépasse même les 50 %, ne laissant que des miettes aux autres partis qui sont aux abois : pour ce scrutin, l'arrondissement montois n'aura plus que cinq sièges au Parlement wallon au lieu de six.

Panique à bord dans la cité du Doudou et ses alentours directs : pour les élections régionales 2014, la circonscription montoise n'enverra plus que cinq députés au lieu de six au Parlement wallon. Un siège qui émigre vers la circonscription de Namur dont la démographie a grimpé ses dernières années… au contraire de celle de Mons.

Mais qui, des quatre partis traditionnels, va y laisser des plumes voire sa peau ? En 2009, le PS avait envoyé à la Région 3 députés, le cdH, le MR et Écolo chacun un.

Dans cette histoire, ce sont donc les socialistes qui ont le moins à perdre. Dans le pire des cas, ils n'enverront plus que deux députés siéger à Namur. Pourtant, il y a fort à parier que le PS ne se fait pas trop de mouron au regard des derniers résultats électoraux de 2009. Ils avaient en effet réalisé un score quasi cubain de 47,1 %. Dans certains cantons de la circonscription, même, le résultat était de plus de 50 %.

Des scores essentiellement dus au profil sociologique de Mons et du Borinage, historiquement ouvrier. Paradoxalement, cela dit, c'est peut-être ça qui pourrait coûter un siège au PS : le PTB, qui était dans les choux en 2009, risque de faire un peu d'ombre aux socialistes. Qui sont néanmoins « protégés » par l'enfant du pays : Elio Di Rupo, bourgmestre en titre de Mons qui, à lui seul depuis sa liste fédérale, entraîne toute la machine de guerre socialiste montoise dans son sillage.

À commencer par le bourgmestre ff de la cité du Doudou, le jeune Nicolas Martin, tête de liste régionale qui, logiquement, devrait pouvoir cumuler avec sa fonction de député si son taux de pénétration est suffisant.

Les principales têtes de liste

Nicolas MARTIN 
PS

C'est le petit jeune (38 ans) qui monte, la doublure montoise de Di Rupo. Il devrait bénéficier de l'aspiration de son mentor pour cartonner. Et probablement assurer les 3 sièges PS au Parlement wallon, dont celui de Joëlle Kapompolé, 2 esur la liste socialiste et députée sortante.

Jacqueline GALANT
MR

La bouillonnante bourgmestre de Jurbise jouit d'une réputation de battante et de franchise dans son discours. Elle devrait permettre au MR de maintenir son siège à Namur. 

 

 

 

 

Manu Disabato
Ecolo

Le conseiller communal de Frameries était chef de groupe Écolo au Parlement wallon où il n'a pas démérité. Suffisant pour maintenir son siège ? Rien n'est moins sûr.

Carolo Di Antonio
cdH

Le bourgmestre en titre de Dour s'est fait une place au soleil en tant que ministre wallon pendant une demi-législature. Il pourrait en tirer les bénéfices lors du scrutin.

Les questions qu'on se pose

Mons perd un siège, qui est menacé? cdH et Écolo en ballottage

Le PS devrait être en capacité de maintenir ses pions (3 sièges en 2009)... Du coup, il semble plus vraisemblable que ce soit l'un des trois autres partis traditionnels (MR, Ecolo et cdH) qui perde son député wallon.

Parmi eux, la tête de liste MR Jacqueline Galant semble la mieux placée, les libéraux ayant terminé à la seconde place voici 5 ans avec une avance relativement confortable.

Pour Écolo et le cdH, en revanche, ce sera moins évident. Ces deux-là se tiennent dans un mouchoir de poche. En 2009, Écolo avait réalisé le 3 escore de la circonscription. Mais le Vert Manu Disabato réussira-t-il à limiter la casse pour un parti qu'on annonce en perte de vitesse ? D'autant que les humanistes bénéficient cette fois d'un avantage certain : la position de ministre de leur tête de liste, Carlo Di Antonio, qui a remplacé Benoît Lutgen à l'Agriculture et aux Travaux en cours de législature.

La reconversion économique grâce à Mons 2015?

Et ça passe avant tout par un changement d'image radical : celle d'une région sinistrée où il n'est pas intéressant d'investir, une région marquée par la gréviculture et à la réputation aussi noire que ses terrils.

Pour ce faire, les Montois ont décidé de passer par la culture et les investissements artistiques et touristiques.

Désignée capitale culturelle européenne pour 2015, Mons espère tirer profit économiquement de cette opportunité qui coûtera tout de même 70 millions.

Seulement, comme le disent les politiques du coin, cet argent ne servira à rien si les résultats positifs de Mons 2015 ne sont pas pérennisés.

C'est tout l'enjeu de la législature wallonne et communautaire à venir en ce qui concerne la cité du Doudou : fortifier son économie, créer des emplois, attirer les investisseurs. Comme l'a fait sa voisine Lille dans les années qui ont suivi son titre de capitale culturelle en 2004. 


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