Emploi

Une offre d'emplois en Nouvelle-Calédonie pour les travailleurs d'ArcelorMittal

Une offre d'emplois en Nouvelle-Calédonie pour les travailleurs d'ArcelorMittal

Fonderie de nickel, à Koniambo, dans le Nord de la Nouvelle-Calédonie. © ALAIN JEANNIN(OUTRE-MER 1ÈRE)

Une fonderie importante de nickel, située à Koniambo en Nouvelle-Calédonie, recrute des travailleurs et anciens travailleurs belges d'ArcelorMittal. Entre exotisme, profils recherchés et package financier.

L'offre a de quoi faire sourire et séduire. La Nouvelle-Calédonie, département français d'outre-mer, ô combien exotique, est prête à accueillir 150 travailleurs, issus notamment de France et de Belgique. L'offre d'emplois s'adresse à des travailleurs et anciens travailleurs des sites sidérurgiques lorrains et liégeois.

"Une reconnaissance"

"C'est d'abord une reconnaissance", souligne Jordan Atanasov, permanent syndical pour la CSC Metea. "Cela prouve que nos travailleurs sont de qualité. Leurs compétences sont reconnues à l'étranger." Jordan Atanasov précise toutefois l'offre d'emplois. "Les profils recherchés sont plutôt des ingénieurs et des travailleurs hautement qualifiés. Or, peu d'ingénieurs, par exemple, ont perdu leur emploi au sein d'Arcelor. Le principal risque pour le site liégeois, c'est de voir ses cadres partir vers d'autres terrains plus verts." Sur son site internet, l'entreprise de fonderie de Koniambo signale néanmoins que les postes à pourvoir sont multiples: "Ingénieurs et techniciens de production, géologues, comptables, conseillers hygiène et sécurité, employés de laboratoire, mécaniciens, administrateurs de contrats… les métiers requis sont multiples, pour la mine, l’usine, les services généraux de la société."

"En général, cela a peu de succès..."

Sans doute se dégagera-t-il plus de précisions la semaine prochaine. Une journée d'entretiens d'embauche est organisée à Liège le 20 mai. Une chose est sûre, sur le papier, l'offre a de quoi séduire. Jordan Atanasov évoque "un package financier intéressant et des contrats à durée déterminée de 3 ans. Je n'avais encore jamais connu ce type d'offre..." Pourtant, l'exportation du savoir-faire liégeois n'a rien de nouveau. Au 17e siècle, l'expertise belge s'exportait déjà dans les pays scandinaves. "Récemment, explique Jordan Atanasov, une mobilité intragroupe avait lieu. Des postes étaient à pourvoir à Dunkerque et à Fosse... Mais en général, nous observons que cela a peu de succès." Reste à voir l'impact qu'aura l'offre néo-calédonienne...     

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