FOOTBALL

Guy Vandersmissen : « L'Argentine est ma revanche contre Barcelone »

Été 1982. Un mois après y avoir perdu la finale de la coupe des Coupes avec le Standard, Guy Vandersmissen se retrouve au Camp Nou avec les Diables rouges.

Au programme, rien de moins que le match d’ouverture du Mondial contre l’Argentine, championne du monde en titre.

«Quelque part, je connaissais déjà l’atmosphère de ce stade de 95 000 personnes, se souvient-il. J’ai inévitablement repensé à la défaite avec le Standard dans des circonstances particulières avec cet arbitrage douteux. Mais en attendant dans le couloir qui mène à la pelouse, tout cela était oublié. Nous étions tous bien concentrés pour le match. Par contre, on voyait les Argentins totalement relax et rigoler entre eux. Sans doute pensaient-ils gagner facilement?»

Ce jour-là, Guy Vandersmissen allait fêter, à 24 ans, sa première titularisation avec la Belgique. «Jusque-là, je n’avais joué qu’une petite mi-temps avec les Diables, en match amical, dit-il. Mais, avec les Standardmen Gerets, Meeuws, Daerden, Plessers et Renquin dans le groupe, je me suis directement senti à l’aise. Guy Thijs m’avait préféré à Wilfried Van Moer car il savait qu’on allait devoir courir énormément. J’avais la jeunesse pour moi. Je ne m’en suis finalement pas trop mal tiré. On l’a oublié mais j’ai même inscrit un but injustement annulé contre les Argentins.»

La victoire belge, inattendue, était malgré tout au rendez-vous grâce à ce but inoubliable d’Erwin Vandenbergh. «Après ce succès, nous étions en pleine euphorie. Je tenais un peu ma revanche sur la pelouse de Barcelone. Cela restera ma seule coupe du Monde mais j’ai eu le bonheur de monter sur le terrain quatre fois en cinq matches. »

+ Extrait du livre «Diables d’hommes» (Éditions Mardaga)