TC Mons - Procès MACtac: la seconde affaire de traitements dégradants a été examinée

Le tribunal correctionnel de Mons a étudié les dossiers qui concernaient Michel Claessens, le second ouvrier de l'entreprise MACtac, basée à Soignies, à avoir subi une série de sévices le 23 juin 2007. Le dossier Mignon dans lequel onze prévenus dont la société MACtac comparaissent devant le tribunal correctionnel concerne l'affaire de harcèlement et de traitements dégradants à l'encontre de deux ouvriers de la société, Daniel Mignon et Michel Claessens. Le dossier Claessens concerne des coups et blessures et menaces à son encontre survenus le 23 juin 2007 au sein de l'entreprise sonégienne.

Les débats ont été ouverts, mardi après après-midi, autour des liens éventuels entres les différentes affaires. Michel Claessens a été victime de "bizutages" de plusieurs de ses collègues jusqu'à ce que l'un d'entre-eux se termine par une "chasse à l'homme dans l'usine", le 23 juin 2007. Daniel Mignon a quant à lui subi une série de sévices, comme être ligoté sur une palette avec des bandes adhésives, qui ont été révélés lors de la projection d'une vidéo de la scène filmée par l'un de ses harcèleurs.

Pour les avocats des parties civiles, il n'y pas de doute, les dossiers de Daniel Mignon et de Michel Claessens sont liés. "Il y a un lien entre les trois dossiers. Tout le monde est au courant de ce qu'il se passe dans l'entreprise et on se permet tout", expliquent les avocats de Michel Claessens.

"Durant l'enquête, on a découvert qu'il s'agissait des mêmes agresseurs. Pour Michel Claessens, cela signifie que MACtac connaissait le comportement des ouvriers dans l'entreprise. Tous les éléments étaient sur la table en 2004, grâce au rapport du CESI (Service externe de prévention et de protection au travail, ndlr), pour que l'agression de Michel Claessens n'arrive pas".

Mais pour le ministère public, il n'y a pas lieu de joindre les causes. "Les prévenus ne sont pas les mêmes dans les deux affaires. De plus, les faits sont de nature différente. Les préventions sont d'ailleurs différentes. Et enfin, les périodes infractionnelles ne sont pas en lien. Pour l'affaire de Daniel Mignon, il s'agit de 1996 à 2003. Pour Michel Claessens, il s'agit d'une date unique, celle du 23 juin 2007".

Quant à la citation directe à l'encontre de la société MACtac, sollicitée par les conseils de Michel Claessens, le substitut du procureur du roi estime qu'elle est irrecevable.

À la demande du tribunal, l'expert psychologue était attendu en début d'audience afin de répondre à quelques interrogations du tribunal quant à Michel Claessens.

L'expert a expliqué que "le terme chasse à l'homme revenait régulièrement dans les deux entretiens qu'il a eu avec Michel Claessens. Il se sentait traqué comme un animal. Il avait une espèce de honte à parler de ce qu'il avait vécu. L'impact de l'événement est resté très marqué chez lui. Deux ans après, il n'y avait pratiquement pas d'évolution".

Les débats dans l'affaire de Daniel Mignon reprendront quant à eux mardi. L'expert reviendra à l'audience du 12 mai pour répondre, cette fois, aux questions du tribunal sur le dossier de Daniel Mignon.

# Belga context View full context on [BelgaBox]


Nos dernières videos