BRUXELLES -

Suspension du prononcé pour un agent de police, peine de prison pour la « victime »

Suspension du prononcé pour un agent de police, peine de prison pour la « victime »

(Photo d’illustration) EdA - Jacques Duchateau

Dans son jugement, le tribunal a pris en compte le casier judiciaire vierge du policier et a également estimé qu’il devait s’agir d’un incident isolé. Un agent de la police locale de Zaventem a bénéficié d’une suspension du prononcé pour des faits de violences.

Un agent de la police locale de Zaventem a bénéficié lundi d’une suspension du prononcé de la condamnation de la part du tribunal correctionnel de Bruxelles pour des faits de violences. L’homme âgé de 31 ans avait frappé plusieurs fois un étudiant chilien à l’aide d’une matraque télescopique lors d’un contrôle d’identité au festival Steenrock en 2011. La victime, qui souffrait d’une fracture à la mâchoire, a, elle, écopé de 8 jours de prison pour injure. L’étudiant a, lui-même, admis avoir défié le policier.

Le Chilien Ricardo H. se rendait avec un ami au festival Steenrock organisé devant le centre fermé 127 bis à Steenokkerzeel lorsqu’ils se sont fait contrôler par la police. Ricardo H., qui se décrit comme un «provocateur diplomate», a reconnu avoir défié les forces de l’ordre et s’être opposé verbalement au contrôle d’un agent de police qui lui a ensuite assené plusieurs coups à l’aide d’une matraque télescopique.

L’agent affirme avoir été provoqué par l’étudiant qui lui semblait menaçant. Ces déclarations ont toutefois été démenties par plusieurs témoins. Le tribunal a estimé que Ricardo H. avait bien insulté l’agent de police et lui avait manqué de respect, mais a néanmoins rejeté les accusation de violence ou de menaces de la part du jeune Chilien. La violence dont a fait preuve le policier était réelle et excessive, selon le tribunal.

Dans son jugement, le tribunal a pris en compte le casier judiciaire vierge du policier et a également estimé qu’il devait s’agir d’un incident isolé. Ricardo H. a écopé de 8 jours de prison pour insulte. Le jeune Chilien n’avait pas demandé de suspension du prononcé de la condamnation.