Tendances maison

Ménage : partageons les tâches !

Ménage : partageons les tâches !

EdA

Plus la répartition des travaux ménagers est équitable, plus le bonheur règne à la maison.Telle est la conclusion de l’enquête menée par l’Observatoire de la vie à la maison (Iliv).

À notre époque, la répartition des tâches ménagères reste très stéréotypée. Il bricole pendant qu’elle nettoie. Il sort les poubelles alors qu’elle veille sur les enfants. Il se rend au parc à conteneurs lorsqu’elle lave et repasse le linge… D’après l’étude menée par Iliv auprès de 4 143 Belges en 2013, une femme sur cinq ne trouverait pas son compte dans la répartition des tâches, alors que ce n’est le cas que d’un homme sur vingt. Il faut dire qu’un peu plus de trois-quarts des travaux reposent sur les épaules de la gent féminine qui assume douze tâches ménagères sur seize. Ainsi, les hommes prendraient à leur charge les petits travaux, la gestion des poubelles, les sorties au parc à conteneurs, les papiers et l’administratif. Les femmes, de leur côté, assumeraient le linge, le repassage, les courses, la cuisine, la vaisselle, le nettoyage, la toilette, le jeu, les devoirs et l’aide aux enfants ainsi que leurs déplacements à l’école et lors de leurs activités. La pression se fait encore plus forte chez les trentenaires et les quadragénaires, puisqu’elles doivent, à cette période de leur vie, jongler entre travail, famille et ménage.

Dès le plus jeune âge… Les tâches ménagères seraient définies comme féminines ou masculines très tôt dans la vie. Si les enfants de plus de 15 ans vivant chez leurs parents contribuent aux tâches ménagères – et, fait important – tant les garçons que les filles, nous voyons cependant émerger les mêmes stéréotypes, exception faite du baby-sitting des petits frères et sœurs et de l’aide aux devoirs. La répartition des tâches serait donc liée à la tradition et à l’éducation. Par ailleurs, les hommes et les femmes perçoivent très différemment la manière dont est assumée la charge du ménage. Les premiers trouvent souvent «qu’ils exécutent les tâches ensemble», tandis que les secondes pensent en général «qu’elles font tout toutes seules». Le point de discussion majeur demeure les enfants. C’est à leur propos que les opinions sont le plus partagées: 55% des hommes disent qu’en cas de besoin, ils sont aussi présents que leur partenaire, alors qu’à peine 31% des mamans sont du même avis.

Plus on partage, plus on est heureux. Manifestement, c’est dans un foyer équilibré que l’on rentre chez soi avec le plus d’enthousiasme. Celui qui est heureux chez lui est, de façon frappante, bien plus satisfait de la manière dont les tâches y sont reparties…