C’est un imitateur qui monte, qui monte… Repéré par Bruno Taloche, Fabian Le Castel accompagne régulièrement Jérôme de Warzée pour ses «Cactus dans le waterzooi» sur Vivacité. Ce Mouscronnois pure souche fait aussi carrière à l’étranger.

Christophe Maé, Raphaël, Henri Salvador, Garou, Grand Corps malade, Pascal Obispo, Florent Pagny… mais aussi les politiciens belges: Fabian Le Castel les imite tous!

L’imitation, c’est votre dada depuis toujours?

À l’école, j’étais le petit marrant de la classe, j’imitais les profs. J’avais beaucoup de vie en moi et ça m’a amené de la tendresse de la part de certains enseignants. Cela en a aussi énervé d’autres! Mais à la base, j’étais plutôt dans l’imitation de chanteurs.

C’est qui vous a fait connaître?

Il y a 30 kg, quand j’avais 21 ans, j’ai participé à Mister Mouscron et j’ai gagné grâce à mon numéro d’imitation. J’ai aussi gagné le concours Jeunes Talents de Mouscron. Je voulais m’inscrire dans la section chant, mais il y avait un monde fou. J’ai donc opté pour la catégorie Arts de la scène. Un gros défi pour moi car il me fallait écrire un sketch. Cette victoire m’a permis de faire les premières parties d’André Lamy, Marc Herman, Tex…

Le Castel est votre vrai nom?

Mon vrai nom, c’est… L’Ami! Ou plutôt De Vriendt. Comme il y avait déjà un Lamy, j’ai opté pour le nom de ma maman, Le Castel.

Vous êtes d’origine flamande?

Mes grands-parents sont de purs Mouscronnois flamands. Je suis très attaché à Mouscron. Historiquement, cette ville est loin derrière Tournai et Lille, mais il y a une ambiance que je ne retrouve pas à Tournai, par exemple. Beaucoup de gens se connaissent. C’est une ville qui a un esprit de village. On a une histoire récente assez intéressante. Mouscron a été la capitale de la fête dans les années ‘60 et ‘70. On y a vu Jimi Hendrix, Patrick Hernandez… J.J. Lionel vient de Mouscron, tout comme Raymond Devos. Et il y a un très chouette restaurant: La Pelle des sens. Il est tenu par mon ancienne prof de diction et déclamation. J’y vais une fois par semaine quand je suis dans le coin.