CYCLISME

Liège-Bastogne-Liège : pas royale cette centième ?

Liège-Bastogne-Liège : pas royale cette centième ?

Belga

En bon Wallon, pardon, en bon Liégeois, ce centième Liège-Bastogne-Liège s’est révélé décevant. Ce n’est pas la faute de Gerrans, pour sûr.

Mais, alors, la faute à qui? Aux centimètres qui ont manqué à Gilbert? Au fond, la fête aurait pu se révéler incroyable si Gilbert l’avait emporté, en même temps que le Standard à Anderlecht. Sur le plateau d’Ans, hier, c’était un peu morne plaine, sans pour autant que les restaurants et les débits de boissons fussent désertés. Mais, quoi? Certains ont noyé la défaite dans les libations, alors que nous, observateurs de cette vie sociale que ne génère que le cyclisme, on veut dire par là qu’aucun sport n’est à même de créer pareil engouement autour d’un coureur liégeois, on se doit de rapporter une course doublement royale.

La visite du roi Philippe n’a malheureusement pas contribué à faire de cette centième édition un millésime royal. C’est ainsi. Mais cela pose davantage question sur le cyclisme actuel. Car, soyons honnêtes: a-t-on assisté, hier, à une vraie course? Que non. L’épreuve d’hier, comme on dit, a été cadenassée.

Gilbert n’en avait pas les clés, pas toutes du moins. Son coup de pédale, il compte bien le mettre à profit ce jeudi à l’occasion des championnats de Belgique du contre-la-montre, une date inhabituelle qui pourrait tomber à point nommé dans son cas pour endosser une tunique tricolore qui a toujours revêtu une grande importance à ses yeux.

Cela serait évidemment une petite consolation après une centième Doyenne qui ne lui a pas souri. Mais cette course, au fond, conserve un attrait qui s’est mesuré, hier, à la présence du Roi.

Dommage que cette centième ne fut pas royale. Mais on ne peut pas tout avoir…