CYCLISME

Gerrans : « J’entre dans l’histoire, puisque je suis le premier Australien »

Simon Gerrans n'est pas peu fier de sa victoire sur les hauteurs liégeoises.

Simon Gerrans, est-ce votre plus belle victoire?

J’entre dans l’histoire, puisque je suis le premier Australien à figurer au palmarès de Liège-Bastogne-Liège. C’est évident que c’est ma plus belle victoire. J’ai quand même gagné de belles courses mais «Liège» est une classique très particulière. Je l’ai courue très souvent depuis mes débuts. Aujourd’hui c’est un grand jour. Depuis que je suis jeune, je rêve de gagner cette course. J’ai commencé le cyclisme à 17 ans, et Phil Anderson (2e de Liège-Bastogne-Liège en 1984) était mon premier entraîneur.

Vous attendiez-vous à ce scénario cadenassé?

Je pensais qu’il y aurait un sprint, c’était ma chance. Mais je m’attendais à un sprint d’un petit groupe. C’était une course très difficile et nous étions tous très fatigués sur la fin.

Avez-vous eu des moments de doute?

Il y a eu des moments où je n’ai pas été à l’aise. Dans la côte des Forges, j’ai dit à mon équipe que je n’étais pas au mieux. Mais mes équipiers m’ont bien aidé, ils sont restés avec moi le plus longtemps possible. Je ne pensais pas avoir de bonnes jambes pour ce final. J’ai tout de même fait ce qu’il fallait pour me présenter avec les meilleurs dans le dernier virage.

Quelle était la tactique définie chez Orica face à des blocs comme BMC ou Movistar?

Notre groupe évolue vraiment dans un excellent esprit. En tant que leader désigné, je ne subissais pourtant pas d’autre pression que celle que je m’impose moi-même. L’équipe a parfaitement travaillé tout au long de la journée. Un garçon comme Weening qui pourrait lui-même croire en ses chances s’est littéralement sacrifié à mon profit.