Sire, j’ai l’honneur…

Belga

Le journaliste que je suis, et que je serai toujours, n’a jamais songé à rencontrer le roi Philippe.

Mais quand l’occasion s’est présentée, hier, s’agissant de lui offrir un livre sur l’histoire de Liège-Bastogne-Liège, il était difficile de résister à cette royale tentation. J’ai patienté, plus d’une heure et demie, devant la grande porte d’une pièce du palais des Princes-Évêques à Liège, avant de lui dire, simplement: «Sire, j’ai l’honneur de vous offrir ce modeste ouvrage sur la grande histoire de Liège-Bastogne-Liège, durant laquelle on a assisté à la victoire de 58 coureurs belges.»

L’instant était frappé d’une solennité à laquelle je n’ai jamais goûté, mais que j’ai appréciée d’une manière très personnelle.

Parce que je me suis dit aussi: mais qui peut, aujourd’hui, rencontrer le roi et lui faire cadeau d’un livre, dédicacé pour l’occasion?

Ce fut un grand honneur, non que je sois plus royaliste que le roi, mais, surtout, conscient, comme le disait fort justement Philippe Gilbert, que le roi est le symbole le plus fort de la Belgique…

On peut dire et écrire ce qu’on veut sur la royauté, sur les objectifs de certains partis d’abolir la monarchie, il est un fait que ce ciment de notre pays reste quelqu’un de simple et d’attachant. La preuve? Mes collègues m’ont envié, presque jalousé. Serrer la main du roi, c’est un peu accéder à un firmament dont on sait qu’il est difficile à atteindre. dans un métier de plus en plus difficile. Au fond, écrire un livre et l’offrir au roi reste encore la meilleure manière de l’honorer, tout en adhérant à ce sentiment qu’on dit royaliste, mais combien important pour l’avenir de notre chère Belgique.