POLITIQUE

Pour les FDF, PS et MR font le lit de la N-VA

Pour les FDF, PS et MR font le lit de la N-VA

Olivier Maingain s’en est pris à ceux qui rêvent à «une alliance honteuse avec la N-VA». BELGA

En congrès à Bruxelles, les FDF ont réservé leurs flèches au PS et au MR, responsable, selon eux, du divorce citoyen d’avec la politique.

Réunis hier pour leur premier meeting de campagne, les Fédéralistes Démocrates Francophones (FDF) ont durement critiqué les partenaires francophones de la majorité fédérale qu’ils ont accusés de faire le lit électoral de la N-VA.

«Réforme fiscale du MR contre celle du PS, mamours avec les pandas ou avec des nains jaunes, toutes ces caricatures de débats poussent les électeurs à faire le choix de la protestation impuissante en donnant leurs voix aux partis extrémistes, ce qui fait le jeu des partis au pouvoir PS et MR en tête» a notamment déclaré Olivier Maingain dans son discours de clôture.

Pour le président des FDF, les affrontements idéologiques de ces deux partis ne durent que le temps de la campagne: ils constituent une tromperie car les socialistes, comme les libéraux francophones, «portent une lourde responsabilité dans le divorce des citoyens d’avec la politique».

Quant aux digues de la sixième réforme de l’État, présentée par le gouvernement comme indispensable pour arrêter la marche en avant des nationalistes flamands, elles «seront balayées comme des châteaux de sable à la mer du nord» a lancé Olivier Maingain.

Le président des FDF a une nouvelle fois reproché au gouvernement fédéral PS-MR-cdh de ne pas avoir, dans le même temps, eu la volonté d’engager les véritables réformes dont le pays a besoin.

Bernard Clerfayt a, dans la foulée, dénoncé l’absence de vision socio-économique qui imposera aux décideurs de demain «d’affronter tous les dangers».

Dérive confédéraliste

Les FDF s’engagent, a insisté Olivier Maingain, à refuser la «dérive confédéraliste» engagée par la sixième réforme de l’État et «les ambiguïtés de ceux qui comme au MR veulent préserver leurs ambitions, personnelles au prix d’une alliance honteuse avec la N-VA».

Ils soutiennent une politique européenne d’investissement dans les technologies du futur comme source de création d’emplois et en parallèle une relance de la politique de l’enseignement et de la formation en Wallonie et à Bruxelles.

Pour eux, la politique des dépenses publiques doit venir prioritairement en appui du «triangle d’or de la prospérité future: haut niveau de qualification, haut niveau de la recherche, et haut niveau de création d’entreprises».

Le président des FDF a enfin plaidé pour une évaluation des politiques menées en Wallonie et à Bruxelles, notamment en matière de lutte contre le chômage pour redonner confiance à ceux pour qui la privation d’emploi est la plus cruelle des atteintes à leur dignité, tout en se montrant ferme à l’égard de ceux qui trichent.

Toujours la périphérie

Les habitants de la périphérie n’ont pas été oubliés: ils seront directement représentés par un tiers des candidats de la formation amarante sur la liste FDF pour la Chambre dans l’arrondissement de Bruxelles, a indiqué la bourgmestre non-nommée de Crainhem Véronique Caprasse (deuxième sur la liste). Et Éric Libert (Rhode-Saint-Genèse) a conclu dans le ton présidentiel, en qualifiant l’axe potentiel MR/N-VA de «pire des choses pour la périphérie».