PALESTINE

Abbas dénonce le crime de la Shoah

Abbas dénonce le crime de la Shoah

M. Abbas a promis que son futur gouvernement avec le Hamas renoncera à la violence. AFP

Le président palestinien a condamné le génocide juif. Une déclaration sans précédent, avant les commémorations de la Shoah en Israël.

«Ce qui est arrivé aux juifs durant l’Holocauste est le crime le plus odieux qui soit survenu contre l’humanité pendant l’ère moderne», a estimé M. Abbas, selon un communiqué de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qu’il dirige, publié le jour où Israël va commencer à commémorer la Shoah.

Ce n’est pas la première fois que le président palestinien, à qui il a été reproché d’avoir émis des doutes sur l’ampleur du génocide dans son doctorat obtenu à l’Université de Moscou en 1982, dénonce le «crime» de l’Holocauste. Mais il s’agit de sa condamnation la plus forte à ce jour. Elle a aussi été diffusée en langue arabe.

Appel à la paix

Dans son communiqué, M. Abbas a aussi exhorté le gouvernement israélien «à saisir l’opportunité de conclure une paix juste et globale dans la région, basée sur une solution à deux États, Israël et la Palestine cohabitant côte à côte dans la paix et la sécurité».

Les pourparlers de paix, relancés en juillet 2013 sous l’égide de Washington, ont été suspendus jeudi par le gouvernement de Benjamin Netanyahu à la suite de la signature d’un nouvel accord de réconciliation entre l’OLP et le mouvement islamiste Hamas qui ne reconnaît pas jusqu’à présent Israël et prône la lutte armée.

Aux termes de cet accord, l’OLP et le Hamas, au pouvoir à Gaza, sont convenus de former prochainement un gouvernement de «consensus national» que dirigera le président Abbas et qui sera composé de personnalités indépendantes.

Mais Israël a estimé qu’en renouant une alliance avec le Hamas, qu’il considère comme une «organisation terroriste», le dirigeant palestinien avait donné «le coup de grâce» au processus de paix. La coalition gouvernementale semble cependant divisée sur l’avenir des négociations, les ministres les plus modérés, comme Tzipi Livni, étant partisans «d’attendre» la composition du nouveau cabinet palestinien avant d’enterrer définitivement la paix.