L’éternelle résurrection du PS

EDA - Jacques Duchatezau

À ce stade, le PTB ne talonne plus le PS dans les sondages. Il lui emboîte désormais le pas. Le croc-en-jambe électoral est soudain devenu possible. Or la gauche de la gauche avance avec en bannière l’épouvantable réforme du chômage. Au sein du PS, on était, et de plus en plus, rouge de honte d’avoir voté un tel dispositif. Un tel talon d’Achille à la veille des élections allait-il perdre le PS? Arrière toute, oiseaux de mauvais augure. Le PS n’avait pas dit son dernier mot. Le PS a toujours su qu’une élection se gagne dans la dernière ligne, qu’une courbe électorale descendante se remonte in extremis. Le PS l’a montré à chacun des derniers scrutins. Vendredi, le gouvernement a donc corrigé le tir sur les allocations d’insertion. De quoi s’agit-il? Les personnes ayant quitté l’école et dont le travail à temps partiel (avec complément de chômage) n’était pas considéré comme tel ne risqueront plus l’exclusion. En vertu de la correction apportée, la période de travail est bien considérée comme telle (et non plus comme une période de chômage) s’il s’agit d’un emploi à 1/3 temps au minimum pendant une période de six mois et plus. Cela ne sauve pas tous les chômeurs mais quand même.

Réaction de Raoul Hedebouw, le président du PTB? «La mobilisation syndicale a poussé le gouvernement à faire un demi-pas en arrière sur la réforme du chômage. Un effet aussi de la montée du PTB-go! dans les sondages. On continue le combat pour le retrait total de cette réforme! » Certes. Un demi-pas. En attendant, au PS, on claironne: «On a obtenu une grande victoire. »