Verviers

Un Verviétois accusé d'avoir abusé de 10 fillettes, dont sa propre fille

Un Verviétois accusé d'avoir abusé de 10 fillettes, dont sa propre fille

Photo prétexte

Un Verviétois de 48 est accusé d’avoir abusé de dix fillettes, dont sa propre fille. L’homme, qui nie les faits, risque cinq ans de prison.


Le tribunal correctionnel de Verviers a examiné vendredi le dossier d'un Verviétois de 48 ans poursuivi pour avoir abusé de 10 jeunes filles entre 1998 et 2012. Parmi les victimes, figure sa propre fille. On lui reproche des viols, des attentats à la pudeur, l'incitation à la débauche et la détention de matériel pédopornographique.


Le dossier révèle des faits d'abus mais également plusieurs faits d'incitation à la débauche via des réseaux sociaux comme Netlog. Le prévenu y discutait avec des jeunes filles âgées entre 8 et 14 ans et leur demandait de se déshabiller ou d'envoyer des photos dénudées. Il aura même avec l'une d'elle une relation sexuelle consentie alors que l'adolescente était âgée d'un peu plus de 16 ans.
Le quadragénaire a fait l'objet en 1998 d'une plainte pour abus sexuels sur une jeune fille de sa famille qui a dormi chez lui. Selon cette dernière, elle a été réveillée par les attouchements et les pénétrations commises par le prévenu. La plainte sera cependant classée sans suite.


Le Verviétois se mettra ensuite à chasser sur internet des pédophiles. Il explique sa présence sur Netlog par cette mission qui lui permettra "de faire sauter des milliers de forums douteux et des centaines de milliers d'adresses IP", affirme-t-il à la barre avec beaucoup d'aplomb, arguant une collaboration avec la police judiciaire fédérale de Verviers, I-COP ou encore Child Focus.
Pourtant en 2011, une des victimes, âgée de 9 ans, explique qu'elle a dû subir des pénétrations digitales à plusieurs reprises ainsi que des caresses du prévenu. L'enquête va progressivement faire apparaitre un nombre important de jeunes filles se plaignant du comportement déplacé du prévenu poursuivi pour viol, par pénétration digitale, de trois victimes, de plusieurs faits d'attouchements et pour l'incitation à la débauche.


Le parquet réclame une peine de 5 ans de prison avec un sursis probatoire.
Le jugement sera rendu le 23 mai.