NAMUR -

Peine de travail pour une aide-ménagère qui a volé plusieurs années chez un client

Peine de travail pour une aide-ménagère qui a volé plusieurs années chez un client

L’homme chez qui la prévenue travaillait se rendait compte que des choses disparaissaient régulièrement et avait de sérieux soupçons. EdA

Bérengère M., une aide-ménagère de 29 ans, a été condamnée vendredi à une peine de travail de soixante heures par le tribunal correctionnel de Namur pour avoir volé divers objets lors de son travail chez un particulier.

Elle avait notamment dérobé des vêtements, des bijoux ou encore un Ipod. Le préjudicié avait découvert le pot aux roses en plaçant une caméra chez lui.

La période infractionnelle s’étendait du 1er novembre 2010 au 21 janvier 2013. L’homme chez qui la prévenue travaillait, dans la région namuroise, se rendait compte que des choses disparaissaient régulièrement et avait de sérieux soupçons. Mais pour ne pas accuser son aide-ménagère sans preuve, il avait placé une caméra dans une chambre un jour où elle venait nettoyer. Confrontée aux images, la jeune femme n’avait pas pu nier les faits, expliquant qu’elle avait été tentée et qu’elle n’avait pas pu résister.

La substitute du procureur du Roi condamnait ces faits désagréables estimant que ce genre de comportement provoquait une méfiance dans le chef des personnes ayant recours aux titres-services. «Ces aide-ménagères sont engagées par les titres-services et profitent de la confiance des gens qui leur laissent les clés ou leur maison grande ouverte », avait-elle déploré. Elle s’opposait à une suspension du prononcé «qui ne laisserait aucune trace au casier judiciaire ».

Le tribunal fait droit à la demande de la prévenue qui avait sollicité une peine de travail. Le tribunal tient notamment compte de l’absence d’antécédent de celle-ci pour chiffrer cette peine de travail à soixante heures. Si elle ne l’exécute pas, la prévenue pourrait écoper de cinq mois d’emprisonnement.