ÉCONOMIE -

Les entreprises américaines appellent la Belgique à faire baisser le coût du travail

Les entreprises américaines appellent la Belgique à faire baisser le coût du travail

«Nos membres estiment que le climat d’investissement se détériore», explique la chambre de commerce américaine. Image Source /REPORTERS

La chambre américaine de commerce en Belgique, AmCham Belgium, voit dans les élections de mai 2014 une «fenêtre d’opportunités» pour faire baisser le coût du travail en Belgique, indique-t-elle jeudi.

«L’AmCham Belgium est prête à travailler en partenariat avec les prochains gouvernements à tous les niveaux afin de trouver des solutions permettant de faire diminuer le coût du travail et de soutenir l’emploi en Belgique.»

Les entreprises américaines considèrent toujours la Belgique comme attractive, mais «la situation devient intenable», estime l’AmCham. La chambre de commerce rappelle que les quelque 900 entreprises américaines présentes en Belgique emploient directement 140.000 personnes et réalisent plus de 25% des investissements étrangers. Ces sociétés américaines ont investi plus de deux milliards de dollars en recherche et développement en Belgique en 2012 selon les données de l’AmCham.

Les 50 plus grosses entreprises américaines en Belgique, comptant pour 65% des 140.000 emplois, ont constaté une chute de 2,6% du nombre d’emplois en leur sein depuis 2012. Pour l’AmCham, cette baisse est imputable au coût du travail particulièrement élevé en Belgique. «Notre baromètre des affaires indique que 78,1% de nos membres estiment que le climat d’investissement se détériore.»

Pointant le handicap salarial belge par rapport à ses voisins, qu’elle estime entre 16 et 30%, l’AmCham propose de «rationaliser la contribution à la sécurité sociale à 25%» et «d’ajuster l’index». «Pour que les investissements américains continuent à trouver le chemin de la Belgique, des réformes structurelles doivent être entreprises afin d’améliorer la compétitivité de la Belgique. La chambre (de commerce américaine) espère que les partis politiques belges saisissent cette réalité», conclut l’AmCham Belgium.