FLÈCHE WALLONNE

Gilbert : « Valverde était costaud »

Gilbert : « Valverde était costaud »

Enfermé au pied du Mur, Gilbert n’a pu remonter que cinq ou six coureurs. Belga

Enfermé au pied du Mur de Huy, Philippe Gilbert n’a pas pu sauter dans la roue de Valverde. Mais il est prêt pour son grand rendez-vous de dimanche.

Après ses victoires à la Flèche Brabançonne et à l’Amstel Gold Race, on voyait déjà Philippe Gilbert rééditer sa performance de la saison 2011 en enchaînant avec une victoire à Huy et à Liège. Mais on oubliait peut-être un peu vite que 2011 avait été une saison exceptionnelle. Unique. Et que le Phil’n’a que la Doyenne en tête.

Sur les hauteurs de Huy, le public était pourtant acquis au coureur de BMC qui semblait très bien lors des deux premiers passages sur le Mur de Huy.

«Cela a vraiment roulé très vite. Ce fut une course très difficile avec beaucoup de rythme dès le début.» Le peloton a en effet parcouru… 49,4 kilomètres dans la première heure de course de cette Flèche Wallonne qui s’est encore résumée à une course de côte.

«La seconde montée du Mur a été très rapide. Et Katusha a rendu la course très dure en envoyant à chaque fois quelqu’un devant», expliquait Philippe Gilbert.

Gilbert, spectateur de Valverde

Philippe Gilbert termine finalement dixième, quelques mètres derrière Moreno, vainqueur en 2013. «La finale était très musclée», lance le Remoucastrien, enfermé à l’approche du Mur. «Je n’ai pas pu me replacer correctement. Je suis resté à mon tempo et j’ai accéléré sur la fin, mais je n’ai repassé que cinq ou six coureurs, pas plus.»

«J’ai vu Valverde attaquer mais d’où j’étais, il était impossible de réagir. Je n’ai pu que regarder. J’avais encore l’espoir que les attaquants soient partis trop vite et s’écrasent un peu sur la fin. Mais Valverde était très costaud.» Et Gilbert, lui, était à fond. «Mon rythme cardiaque était à son maximum», admet-il.

Philippe Gilbert l’avait annoncé depuis plusieurs jours déjà. L’important pour lui, et pour BMC, c’est Liège-Bastogne-Liège. Et dans cette optique, il a rassuré. «J’avais de bonnes jambes. Et puis, ne pas gagner aujourd’hui, ce n’est pas plus mal. Cela va m’enlever un peu de pression car j’ai montré quelques limites aujourd’hui alors que Valverde est apparu vraiment très très fort.»

Philippe Gilbert veut-il se faire un peu oublier pour mieux surprendre ses adversaires dimanche?