«J’ai manqué d’explosivité», répond sans hésiter Jelle Vanendert quand on lui demande ce qu’il lui a manqué pour suivre Alejandro Valverde dans le Mur de Huy.

«J’ai été emmené au pied du Mur dans de bonnes conditions. L’équipe a fait un très bon travail.» Sixième et premier Belge, Jelle Vanendert était dans les premières positions du peloton et il faisait encore jeu égal avec le Polonais Michal Kwiatkowski, troisième, à 250 mètres de la ligne d’arrivée. «Mais quand Valverde a attaqué, je n’ai pas pu suivre. L’écart s’est creusé…» Et Vanendert a semblé stagner dans les derniers mètres, ce qui a permis à Martin, Mollema et Slagter de le passer.

Sur cette Flèche Wallonne, le coureur de Lotto Belisol, deuxième dimanche à l’Amstel Gold Race derrière Gilbert, s’est surtout rassuré. Les sensations étaient bonnes et son genou – il était tombé après quarante bornes à l’Amstel – ne l’a pas fait trop souffrir. «J’avais encore un peu mal mais, en course, avec l’adrénaline, ça allait. Et j’ai encore trois jours pour récupérer avant Liège-Bastogne-Liège.» Une Doyenne qui convient mieux au coureur de 29 ans, plus à son avantage sur les courses de 250 kilomètres. Ça vaut aussi pour son équipier Jurgen Van den Broeck, 20e hier.