Il faut sauver le graveur wallon

Graveur sur armes, un métier rare, un savoir-faire wallon à sauver. mariakraynova - Fotolia

Savoir-faire wallon, la gravure sur armes est en perte de vitesse. Mais ça pourrait changer. Dix acteurs wallons veulent revaloriser le métier.

Une étude relative à la sauvegarde du métier de graveur sur armes a été présentée mercredi à Liège. À cette occasion, des pistes ont été soulevées pour revaloriser cette profession artistique en perte de vitesse.

En 1960, le métier de graveur sur armes connaissait son apogée en Wallonie et en particulier en région liégeoise où, à l’époque, la FN Herstal employait 150 graveurs. Aujourd’hui, il ne reste plus que deux entreprises wallonnes faisant appel à ce savoir-faire, et seuls neuf graveurs exercent leurs compétences à titre principal. L’école Léon Mignon à Liège est l’un des trois établissements en Europe à enseigner cette discipline.

Au niveau mondial, la demande est estimée à 300 à 400 armes à graver par an. Il s’agit désormais d’un secteur de luxe confronté à une forte concurrence internationale. Face à la disparition de ce métier, dix acteurs wallons (dont Wallonie Design, l’Agence de stimulation économique, le ministre Marcourt, la FGTB, le Forem, entre autres) ont décidé de former un groupe de réflexion et ont lancé une étude visant à soutenir la profession. Ses conclusions ont été présentées ce mercredi.

Six pistes ont été identifiées, parmi lesquelles la création d’une association de graveurs sur armes, l’instauration d’un système d’apprentissage rétribué, la mise en place d’un statut fiscal spécifique ainsi qu’une meilleure communication autour de la gravure sur métal.

L’étude conclut sur le souhait de «faire de cet artisanat d’art et de luxe un patrimoine vivant» ainsi que sur l’importance du soutien des pouvoirs publics «pour créer un effet de levier dans l’amélioration de la compétitivité, la visibilité de la profession et le gain de parts de marchés à l’international».