Le géant russe de l’acier NLMK a mis en garde l’UE contre la suppression de «milliers» d’emplois en Europe si la crise ukrainienne débouchait sur des sanctions économiques contre la Russie, dans un courrier publié mercredi par La Libre Belgique.

Le courrier, confirmé par la branche belge du groupe, a été adressé à la Commission européenne, ainsi qu’aux gouvernements de Belgique, France, Italie et Danemark, où NLMK est implanté.

Cette lettre «a été envoyée par la direction européenne du groupe, c’est tout le contraire d’une menace, c’est une action de prévention à l’égard des autorités européennes afin d’attirer l’attention sur les conséquences possibles des sanctions», a indiqué la porte-parole de NLMK Europe, Caroline Marlair.

En Belgique, NLMK est implantée à La Louvière et à Clabecq (Ittre) et représente environ 1 000 emplois, tandis que la division européenne emploie 2 530 personnes au total.

Des sanctions éventuelles contre l’acier russe dans le cadre de possibles mesures économiques contre la Russie auraient «des répercussions négatives importantes» sur l’activité européenne de NLMK, mentionne le courrier du groupe, selon les extraits publiés par la Libre Belgique.

La lettre cite des problèmes d’approvisionnement pour «d’importants utilisateurs finaux» en Europe, «ainsi que la fermeture temporaire ou permanente des installations de production en Europe».