FOOTBALL

Michel Preud’homme: «Meilleur gardien à la World Cup, mais frustré»

À titre individuel, le Mondial 1994 fut incontestablement celui de Michel Preud’homme. Doublement sacré sur la planète foot avec le prix Lev Yachine récompensant le meilleur keeper de la World Cup et le titre de gardien de l’année, l’actuel entraîneur de Bruges allait inscrire son nom en lettres d’or au palmarès du football international.

«Sur le plan individuel, je mets cette consécration sur un pied d’égalité avec mes deux Souliers d’or (NDLR : il est le seul gardien à avoir chaussé deux fois l’or en Belgique). C’est évidemment très valorisant, mais un prix individuel ne remplacerajamais la liesse qui fait suite à une victoire collective.»

C’est sur la pelouse du Benfica Lisbonne, où il avait atterri après cette Coupe du monde quasi parfaite aux États-Unis, que Michel Preud’homme reçut ses deux trophées. L’ex-dernier rempart du FC Malines, vainqueur de la Coupe des Coupes en 1988 avec le KaVé, n’oubliera jamais la victoire face aux Pays-Bas qui restera à jamais son match référence.

« J’ai eu une dizaine d’arrêts délicats à réaliser contre la Hollande, se souvient-il. Les plus marquants resteront le ballon de Denis Bergkamp que je vais déloger de la lucarne, et ma déviation sur la barre transversale du tir détourné d’Overmars, dans les arrêts de jeu. J’ai peut-être fait la différence sur ce match-là aux yeux du jury désignant le meilleur gardien de la coupe du Monde. Mais on ne le devient pas sur une seule rencontre. Je pense avoir également signé de bons matches face au Maroc et à l’Allemagne. J’ai aussi eu du boulot face à l’Arabie, quand on mettait tout devant pour essayer de revenir au score. Cette défaite face aux Arabes reste difficile à digérer. On n’aurait pas dû affronter l’Allemagne si rapidement dans le tournoi. »