POLITIQUE -

Révision constitution : « Les forces traditionnelles font tout pour bloquer le changement » selon la N-VA

Révision constitution : « Les forces traditionnelles font tout pour bloquer le changement » selon la N-VA

Ben Weyts sur l’absence de l’article 195 dans la liste des articles à réviser: «Les forces traditionnelles font tout pour bloquer le changement» Belga

La N-VA a réagi avec «incrédulité» à l’absence de l’article 195 de la constitution, qui règle justement la procédure de révision, dans la liste des articles à réviser pour la prochaine législature.

«Les forces traditionnelles font tout pour bloquer le changement», a indiqué le député Ben Weyts à l’agence Belga. «Heureusement, il est possible de réaliser beaucoup de choses en dehors de la constitution, via des lois spéciales.» La N-VA a réagi avec «incrédulité» à l’absence de l’article 195 de la constitution dans la liste des articles à réviser pour la prochaine législature.

Le comité ministériel restreint s’est accordé lundi soir sur un projet de déclaration de révision de la constitution. Ce passage obligé de fin de législature dessine les contours des réformes constitutionnelles à adopter durant la suivante. L’article 195, qui règle justement la procédure de révision de la constitution, n’est pas repris dans la déclaration. Cette décision est présentée comme une façon de donner la priorité au socio-économique dans les prochaines années.

«Nous avons obtenu gain de cause: la prochaine législature donnera la priorité au socio-économique sans nouvelle aventure constitutionnelle», insiste ainsi le vice-Premier ministre MR Didier Reynders sur Twitter.

La N-VA déplore cette orientation. «Le CD&V et les partis flamands disaient vouloir réviser uniquement le 195, mais ils n’ont même pas réussi à obtenir cela. Visiblement, on s’incline à nouveau volontairement devant les francophones», affirme M. Weyts. «Même la modernisation de la monarchie ne sera pas possible.»

Le parti nationaliste ne renonce en rien à son programme de réforme institutionnelle. D’après M. Weyts, le recours aux lois spéciales doit permettre d’assurer de nouveaux transferts de compétences dans une optique confédérale.