LIÈGE

Liège : grève sauvage des conducteurs de trains

Liège : grève sauvage des conducteurs de trains

Trois trains sur quatre ne roulent pas à Liège. Toutes les directions sont touchées, précise encore Infrabel. EdA - Pascal Lepoutte

Trois trains sur quatre ne roulent pas. Les conducteurs de train liégeois ont décidé de ne pas prendre le travail et de partir en grève.

Les conducteurs de train liégeois ont décidé de ne pas prendre le travail et de partir en grève, a indiqué le gestionnaire du réseau ferroviaire Infrabel ce matin. Quinze trains ont déjà été supprimés depuis le début de la grève vers 3h30, indique le gestionnaire d'infrastructures ferroviaires Infrabel.

Des perturbations plus importantes sont à attendre dans le courant de la journée, étant donné que les trains n'ayant pas quitté leur dépôt ne pourront pas effectuer les trajets retour.

La circulation s'effectue toutefois sans grand problème vers Bruxelles. L'impact est plus important sur la ligne 125 reliant Liège à Namur, avec une demi-douzaine de trains supprimés, et sur la ligne 42-43, vers Bovigny et Jemelle.

Aucun train n'a quitté Liège pour Visé, ce qui a nécessité la mise en place d'un service de navettes par bus.

Les conducteurs du dépôt de Liège protestent contre la réduction d'une de leurs primes.

Un service de navettes mis en place entre Liège et Visé

Un service de navettes a été mis en place mardi matin entre Liège et Visé afin de remplacer les trains bloqués au dépôt de Liège à la suite de la grève spontanée des conducteurs. Le trafic vers Bruxelles est lui moins touché par ce mouvement syndical, malgré le fait que quelque 95% des conducteurs du dépôt Liège Guillemins participent à l'action, indiquent Infrabel et la SNCB.

 

Une prise en « otage » des navetteurs

Le ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille (PS), «?condamne fermement?» la grève. «?Par ce mouvement, les travailleurs ont pris en otages les navetteurs, complètement étrangers à la raison de ce conflit social?», fait-il valoir dans un communiqué.

«?Indépendamment des causes de la colère des travailleurs de la SNCB, Jean-Pascal Labille ne peut accepter un tel mouvement dès lors qu’il ne s’inscrit pas dans le respect du protocole d’accord auquel tant la direction que les syndicats ont souscrit en mars dernier. Ce protocole prévoit notamment que tout arrêt de travail doit être préalablement annoncé aux voyageurs afin qu’ils aient la capacité de prendre leurs dispositions?», rappelle le ministre.

«?Comme il le ferait dans pareille situation à l’égard de la direction si elle ne respectait pas les dispositions de ce protocole, le ministre des Entreprises publiques dénonce dès lors ce mouvement des travailleurs. Ce type d’actions contribue grandement à nuire tant au service public qu’à l’image de l’entreprise et de ses travailleurs?», ajoute-t-il.