Sondage : des électeurs bien informés

EDA

Rassurant: sur les 7 000 internautes qui ont participé à notre sondage, une majorité sait à quels niveaux de pouvoir se rapporte l’élection du 25 mai.

Savoir pour qui ou pour quel parti vous allez voter est une chose. Le sondage que nous avons organisé cette semaine se voulait plus global: au-delà des partis, au-delà des stars de la politique, avez-vous compris qu’il s’agissait d’élire des parlementaires européens, des parlementaires fédéraux et des parlementaires régionaux. Bref, savez-vous pourquoi ce 25 mai, vous aurez trois bulletins de vote à remplir? «Ce sondage est intéressant car il montre qu’une grande majorité est informée qu’il s’agit de trois niveaux de pouvoir. C’est plutôt rassurant même si je constate que dans ce sondage, les participants ont un degré d’instruction plus élevé que la moyenne belge», analyse Pierre Baudewyns, politologue à l’UCL.

Même constat de notre politologue quant à la connaissance de l’institutionnel, des partis et même du nom du ministre-président. «Or, le nombre élevé de personnes qui savent comment s’appelle le ministre-président de la Région wallonne est intéressant. La communication a été très axée sur le collectif. On parlait souvent du gouvernement wallon. Cela n’empêche pas les gens d’identifier l’arbitre ou l’entraîneur», poursuit Pierre Baudewyns.

Comme on lira par ailleurs, la question du nombre des assemblées manquait de précision. Cela étant, Pierre Baudewyns estime que la moins bonne connaissance de ces assemblées relève de la face cachée de la politique. «Les gens connaissent mieux l’exécutif que le législatif qui, lui, reste généralement moins visible».

Concernant la connaissance de matières transférées, Baudewyns trouve logique que les gens soient mieux informés sur celles qui les impactent directement (allocations familiales, activation des chômeurs,…) que des thèmes tels que la politique scientifique.

Qu’un peu plus d’hommes aient participé à notre sondage et que leurs réponses soient généralement (un peu) plus correctes que les femmes n’étonne pas notre politologue. «C’est un phénomène général quand on parle de politique».

Enfin, signalons que les jeunes ont un taux de participation moindre et que leurs scores sont moins bons. «Les étudiants voient d’abord dans les élections l’obligation de voter. Quand ils arrivent dans la vie professionnelle, ils s’intéressent plus à la politique».