Virton

Le golf, bien plus que les Lacoste et les caddies

Le golf, bien plus que les Lacoste et les caddies

Rien qu’en matinée, près d’une trentaine de candidats à une initiation sont venus à Virton.

Les clubs de Virton et Durbuy, comme d’autres en Wallonie, proposaient de l’initiation au golf hier. On s’est offert une petite séance.

Une soixantaine de mètres. C’est la distance à laquelle nous avons pu envoyer une balle de golf, au prix d’un swing plus ou moins réussi, ce lundi matin à Virton. Avant d’apprendre qu’un Nicolas Colsaerts ou un Tiger Woods, pour ne citer que ceux-là parmi les meilleurs du monde, peut s’approcher avec précision d’une cible placée à près de 280 m.

Comme quoi, il y a encore du travail! Mais quand on travaille avec plaisir, on progresse plus rapidement, non? Parce que du plaisir, nous en avons pris ce lundi matin sur le practice du Golf Découverte de Virton. Lequel, comme plusieurs clubs de Wallonie (celui de Durbuy notamment) ouvrait gratuitement ses portes au public pour des séances d’initiation.

Nous nous sommes donc prêtés au jeu. Au sein d’un club qui, pour l’occasion, portait parfaitement son nom. Une vraie découverte en effet. D’un sport qui pour nous se résumait, en exagérant un peu – et malgré les avis contraires de quelques connaissances, adeptes de la discipline – aux polos Lacoste, aux gains astronomiques des plus grands de la discipline, aux voiturettes et aux caddies de ces pseudo-sportifs incapables de se déplacer eux-mêmes avec leur matériel ainsi qu’aux frasques extraconjugales de Tiger Woods.

Après moins un quart d’heure, notre avis avait cependant considérablement changé. Car, oui, le golf est un sport exigeant. Certes, pas dans le sens où il vous fera perdre des calories avec la même efficacité qu’un jogging bien rythmé ou une séance de Pilates intensive. Mais exigeant dans la mesure où il demande une concentration maximale. Un bon swing par exemple – le mouvement du club de golf dans toute son ampleur – requiert rien moins qu’une dizaine de paramètres à appliquer. De la façon de tenir le club (le grip) à la position des pieds en passant par l’inclinaison du dos, les mouvements des bras, des hanches et on en passe. Et là, on vous parle seulement de l’ABC de l’ABC.

Parce qu’après seulement, quand vous parvenez à maîtriser ce mouvement de manière plus ou moins naturelle – soit quelques mois de pratique déjà – vient tout le reste. L’art de donner de l’effet à la balle notamment. Et parce que chaque situation de jeu nécessitera des coups différents. Le parcours, les conditions climatiques, l’état de fatigue ou de nervosité seront autant de variables à prendre en compte. Les plus aguerris vous le diront: rien n’est jamais définitivement acquis dans le golf. On peut toujours progresser. Et c’est sans doute ce qui rend ce sport passionnant. À condition de se montrer patient.

Pour des renseignements sur les clubs de Virton et Durbuy: http://virton.mygolf.be et http://www.bluegreen.com/accueil-durbuy.html

 

«Pour moi, c'est un coup de coeur»

Les participants à cette initiation ont pu bénéficier des conseils avisés de quelques membres du club virtonais et de Jean-Pol Lessire, moniteur-initiateur de l’Association francophone de golf. «On devine assez rapidement les aptitudes, confie ce Bastognard émigré au Grand-Duché et attaché au club virtonais depuis quelques mois. Souvent, ceux qui ont déjà pratiqué un jeu de balle comme le tennis sont plus à l’aise. Mais des gens moins doués y arrivent aussi parce qu’ils travaillent beaucoup. Selon moi, le golf ne s’apprécie pas au bout de vingt leçons. Si après deux heures, on n’a pas mordu, on ne sera jamais un acharné. Le golf, selon moi, c’est avant tout un coup de cœur.» Un coup de cœur qui peut frapper tous les âges. Sur le practice hier, on a vu des enfants mais aussi des retraités. «De 7 à 77 ans, comme pour Tintin, rigole Jean-Pol Lessire. L’apprentissage est différent selon les âges. Le sportif de 20 ans voudra vite être performant; donc il faut passer par la technique. Le senior, on essaie aussi de le motiver à effectuer un travail physique à côté. Du gainage notamment, pour éviter les problèmes de dos. Chez un enfant, il faut privilégier le jeu. Pour moi, sans une école de jeunes, un club ne peut pas se développer. À Virton, on privilégie beaucoup l’initiation auprès des jeunes (NDLR: et à des tarifs relativement démocratiques). Prochainement, on va d’ailleurs démarrer une opération auprès d’élèves de 6e primaire.»