D’abord une revalorisation

EdA

Les syndicats sont la plupart du temps les seuls vecteurs de revendications pour les pensionnés.

Un constat, d’abord: selon la FGTB, un pensionné sur trois vit sous le seuil de pauvreté. À la CGSLB (syndicat libéral), on parle d’au moins un retraité sur cinq.

«Les pensions légales belges sont parmi les plus basses d’Europe, il faut les augmenter », répète la CSC.

La revalorisation des pensions les plus basses constitue donc tout naturellement la priorité des priorités pour les syndicats. Les planchers varient selon les formations syndicales.

Et, par ailleurs, on se concentre sur le renforcement du 1er pilier (pension légale).

La CGSLB se dit par contre favorable aussi aux régimes de pension complémentaire (2e pilier) institués dans les secteurs et les entreprises. « Ils apportent un revenu supplémentaire permettant de ne pas trop descendre de niveau de vie une fois à la pension», note le syndicat libéral.

À la CSC, on considère que les pensions complémentaires restent inégalitaires: « certains travailleurs (au mieux, 60% de l’ensemble des travailleurs) en bénéficient, d’autres pas. Et ceux qui n’en ont pas sont précisément les travailleurs dont les statuts sont les plus fragiles sur le marché de l’emploi».

À la FGTB, on confirme: « Tous les travailleurs n’y ont pas accès et encore moins les travailleuses! » Et on rappelle que «les promoteurs des 2e et 3e piliers (épargne pension) oublient toujours de parler des conséquences globales de ces systèmes par capitalisation».

Conséquences? «Investissement sur les marchés financiers et donc spéculation financière », précise le syndicat. Bref, tout ce qui nous a conduits, selon la FGTB, à la crise actuelle.

Quant à un éventuel allongement de la carrière, « ce n’est pas en augmentant le nombre de chômeurs âgés que l’on réglera le problème », soulignait récemment la CSC.