Ancien champion de moto et auto, Didier de Radiguès n’a jamais quitté les pistes de course. Se partageant entre le Brabant wallon et l’étranger, il a monté une école de moto sur circuit, commente les grands prix à la RTBF et réalise des photos étonnantes.

Depuis l’adolescence, la moto fait partie de la vie de Didier de Radiguès.

Comment vous est venue cette passion?

Mon frère Patrick, qui a deux ans de plus que moi, était passionné de moto. À 16 ans, il roulait souvent avec ses copains. Et moi, j’étais attiré par tout ce que faisait mon frère! À l’époque, 14 ans, c‘était tôt pour monter à moto. Les copains ont remarqué que j’avais un don et m’ont poussé à faire des courses… que j’ai gagnées. J’ai ainsi remporté le championnat de Belgique, puis je suis parti en Angleterre et me suis lancé dans les championnats du monde.

Pourquoi avoir arrêté?

J’ai eu une belle carrière jusqu’à 34 ans. J’étais moi-même impressionné d’être arrivé au sommet de ce que je faisais. Mais il y a eu un moment où je n’ai plus fait rêver les team managers. J’avais toujours été le plus jeune dans les records et, tout à coup, j’étais le plus vieux! J’ai donc décidé de passer à autre chose.

De la moto à la voiture, il n’y a qu’un pas…

Je n’avais pas pensé à la voiture, je voulais vivre une vie normale. C’est par hasard qu’on m’a proposé une petite course automobile. J’ai gagné et c’était reparti! J’ai gravi les échelons. Je n’ai pas fait de F1 malheureusement, mais j’ai participé à des compétitions avec des anciens coureurs de F1. J’ai arrêté quand Freddy Tacheny, à l’époque directeur général de RTL TVI, a acheté les droits de diffusion des courses de moto et m’a demandé de m’en occuper. C’était un nouveau challenge pour moi: faire vivre le sport moto et partager cette passion.

Vous voyagez toujours beaucoup?

Je vis entre Bruxelles, le Brabant wallon et le monde. En Belgique, j’apprécie le calme, je ne bouge pas trop. Mais j’aime bien aller manger dans un tout petit italien de Saint-Gilles, Sale pepe rosmarino, ou encore au Naty Chang sur la place d’Ohain, un asiatique super sympa et sans prétention.