Trouver la poule aux œufs d’or !

Pâques, annonciateur des beaux jours… Le moment d’acheter des poules, de construire un poulailler, d’agrandir sa basse-cour. Nos conseils pour choisir sa «pondeuse».

Que l’on se rende au marché, dans une animalerie ou chez un aviculteur… Lorsqu’on accueille ses premières poules pondeuses, de nombreuses questions se posent afin de faire le choix de belles poules pondeuses et donc de beaux œufs! Car plusieurs facteurs peuvent influencer la ponte.

Le bon âge

On peut premièrement se questionner sur le meilleur âge de la poule pour l’acquérir: quand va-t-elle commencer à pondre? En général, les poules que l’on trouve dans le commerce sont prêtes à pondre.

Une poule pond son premier œuf vers l’âge de 5-6 mois si elle de race dite légère (de 2 kg à 2,5 kg) comme la classique poule rousse, la leghorn, la gournay, la padoue, l’ardennaise…

Les races moyennes (de 2,5 kg à 3 kg) comme la wyandotte, la gâtinaise, la gauloise, le coucou de Rennes, la sussex, la vorweck… pondent vers l’âge de 7-8 mois. Mais il faudra peut-être s’armer de patience au début, en guettant l’arrivée la première ponte, le temps que la nouvelle recrue s’acclimate à son nouvel environnement.

D’un point de vue longévité, une poule peut vivre jusqu’à 12 ans, surtout s’il s’agit d’une race ancienne, plus résistante que les hybrides créées pour la ponte intensive. Mais peut-elle pondre jusqu’à ses vieux jours? La réponse est non. La ponte commence à diminuer dès l’âge de 2-3 ans, pour s’arrêter vers l’âge 8 ans.

La belle coquille

Pour encourager sa pondeuse, rien de telle qu’une alimentation riche en vitamines, calcium et oligo-éléments, en plus d’une eau fraîche. La nourriture spécifique pour «poules pondeuses» trouvé dans le commerce est très adaptée. Elle contient: du maïs et blé concassé avec un apport protidique de pois sec, tourteau de colza, soja et tournesol.

Ajoutons à cela certains déchets de table, et des coquillages et coquilles d’œufs broyés comme minéraux (pour assurer une coquille solide).

Activation par la lumière

Si l’alimentation influence avant tout la qualité des œufs, c’est la luminosité qui joue sur la quantité. Les poules ont besoin d’au moins 14 heures de lumière par jour pour stimuler le processus de ponte. La pleine période est bien le printemps. Le retour des beaux jours assure normalement 1 œuf par jour et par poule! Tandis que l’hiver est une période de repos sans ou avec peu d’œufs, lorsque la lumière du jour est en baisse. Il en va de même en été, en cas de grosses chaleurs.

Absence d’œuf?

Et si les œufs n’apparaissent plus dans le nid en période de ponte, malgré la bonne santé de la basse-cour… il faut alors enquêter. Ont-elles décidé de pondre cachées à l’extérieur? Il faudra alors inspecter tous les nids de poules et dessous de buissons aux alentours.

Un prédateur friand d’œufs passe-t-il tous les jours par la case poulailler? Pour en avoir le cœur net, il suffit de placer dans un nid un œuf marqué, pour voir s’il disparaît, ou épier furtivement le vol. Après quoi, il faudra bloquer le passage au prédateur. En Belgique, les fouines sont les plus voleuses!

Enfin, il se peut que certaines poules en manque de calcium mangent leurs propres pontes. Une coquille-piège remplie de moutarde les dégouttera à jamais!