Spécialiste culinaire sur VivaCité notamment, Candice Kother est une véritable experte du goût. Quasiment née dans une cuisine, elle distille des recettes simples et savoureuses qui font le bonheur de nombreux cuisiniers en herbe.

Avec des parents tels que les journalistes gastronomiques Jacques Kother et Danielle Dechamps, Candice Kother a développé une formidable culture culinaire.

Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance?

J’ai grandi à Etterbeek jusqu’à l’âge de cinq ans. Nous avons ensuite déménagé à Rhode-Saint-Genèse, dans une maison qui était une vraie maison familiale, avec un grand jardin, un étang avec des poissons, une piscine… Le paradis pour mon grand frère et moi. Je me souviens d’une enfance légère, insouciante, surtout bercée par la douce folie et la magie de ma maman. Elle n’hésitait pas à se lever à 4hdu matin le dimanche pour nous préparer des choux à la crème au petit-déjeuner, elle écrivait des histoires, elle préparait le repas de Noël durant trois jours et la chasse aux œufs de Pâques quatre jours à l’avance. Elle a toujours veillé à ce qu’on ait de la féerie dans notre vie. Cela crée une légèreté et un don pour le bonheur que personne ne sait enlever. Un croque-monsieur était une fête!

Votre papa (décédé en 2009, Ndlr) était un grand gastronome…

C’était un immense intellectuel à l’ancienne, qui passait sa vie à lire. Il m’a apporté un autre apprentissage, une discipline de vie qui contrebalance bien le côté magique de ma maman.

La cuisine a toujours été au cœur de votre vie?

Depuis toute petite. Rien n’a été laissé au hasard, comme lorsqu’on apprend à parler ou à lire. Vers 6-7 ans, plutôt que de regarder un dessin animé, je devais regarder ma maman cuisiner. Mon père disait qu’il fallait développer le palais. On a toujours mangé de tout. Quand le palais a été formé, il m’a dit: «ne l’abîme pas», avec la cigarette, les sodas, les ingrédients trop acides… Je suis tellement heureuse de cette éducation que je la reproduis pour mon fils.

Vous ne devez pas souvent manger au restaurant…

Cela m’arrive et j’apprécie particulièrement l’Atelier du Ry-Ternel à Ittre. Le patron est un passionné.