Des Pepins à deux visages

«On a commencé avec la volonté de bien faire en défense, mais nous étions dominés dans le trafic aérien», analysait Julien Marnegrave. L.P.R.-imagesports.be

La réception d’Alost présentait comme enjeu principal au Paire une première victoire des Wolves face à une équipe du Top 5 cette saison.

Malheureusement pour eux, l’entame des Pepins allait être à l’image de leur première période: bien trop imprécise que pour rivaliser avec un adversaire d’un tel calibre. «On a commencé avec la volonté de bien faire en défense, mais nous étions dominés dans le trafic aérien», analysait Julien Marnegrave.

Et si un premier tir venu hors de raquette signé Washington enflamma le Paire (13-14), les Okapis, emmenés par Raivio et Butler, accélérèrent pour larguer dès le premier quart des Verviétois qui ne revinrent plus jamais (13-25). Avec un avantage de 18 points à la pause (31-49), Alost dominait clairement son sujet. «On a eu trop de respect pour l’adversaire en première mi-temps en lui laissant trop de secondes chances et de shoots ouverts, constatait Amaury Jadin. On est déçu car on a vu en seconde mi-temps qu’Alost était pourtant prenable. »

Car au retour des vestiaires, les Wolves firent preuve d’une plus grande agressivité dans la raquette et le match gagna en intensité. Le transfuge américain James Washington confirmait tout le potentiel déjà vu en lui et enfilait les points, tandis que Jadin réveilla le Paire en ponctuant la plus belle construction du match. Pepinster fit jeu égal avec les Okapis, mais ceux-ci se contentèrent de gérer leur avance, se montrant bien plus adroits aux lancers-francs (92% contre 60%) pour maintenir un écart de quinze points à la demi-heure (52-67). «Cela reste positif car les joueurs ont réagi et n’ont rien lâché, constata le coach pépin. Mais la réalité du basket, ce sont les stats. Et la différence entre les deux équipes s’est notamment vue derrière la ligne des lancers-francs. »

Les Wolves ont affiché un meilleur visage après la pause mais ont manqué de constance pour faire douter Alost, lequel donna en fin de rencontre un dernier coup de rein pour s’imposer logiquement.

Pepinste r64-81 Alost