Sep Vanmarcke, quatrième hier, deuxième l’an passé derrière Cancellara, finira sans aucun doute par gagner Paris-Roubaix, c’est presque une certitude.

Soit dit en passant, la dernière victoire belge dans une classique cataloguée World Tour remonte à… Boonen, sur Paris-Roubaix, en 2012. Il serait tout de même temps que la campagne ardennaise réussisse à un des nôtres.

Omniprésent sur tous les classiques, puisqu’il a réussi des top 5 sur l’entièreté de la campagne des flandriennes (Nieuwsblad, Kuurne, E3, Wevelgem, Ronde et Roubaix, Sepp Vanmarcke a donc dû se contenter de la 4e place, un an après avoir été battu sur le fil. «Pour moi, c’est une autre déception, regrettait-il, d’autant que je n’ai pas eu l’occasion de me battre pour la victoire cette fois-ci.»

Le Belge analysait ainsi très lucidement la course, c’était pourtant après un effort de 257 km d’une épreuve disputée à la moyenne appréciable de plus de 41 km/h.

«Les jambes tournaient bien, commentait-il, et je me sentais capable de m’imposer. Mais les circonstances n’ont pas voulu me sourire. Un fort vent contraire a aussi durci la finale et les Quick Step ont très bien joué le coup puisqu’ils étaient encore trois dans la finale.» Son équipe Belkin n’a pourtant pas démérité et aurait pu servir ses desseins.

«Je pense qu’effectivement, nous avons parfaitement manœuvré, poursuivait Vanmarcke. Nous étions présents devant aux bons endroits et aux bons moments. Mais dans la finale, certains ne roulaient plus au sein de notre groupe, cela spéculait trop.»

On peut de toute manière parler d’un printemps sans fausse note, mais malheureusement sans victoire pour le coureur de Wortegem-Petegem.J. Gr.