Boris Vallée a cassé deux vélos : « Je reviendrai »

Boris Vallée, qui participait à son premier Paris-Roubaix, résultat des forfaits enregistrés chez Lotto-Belisol, n’a pas vu le vélodrome, comme il l’avait souhaité.

Car tout l’enthousiasme du néopro et de ses 20 printemps ne pouvaient rien face au matériel qui l’a trahi avant même la mi-course! «Je n’avais simplement plus de vélo après en avoir… cassé deux, racontait-il. La chaîne d’abord, puis tout le dérailleur. La frustration tient surtout au fait de m’être fait sortir sur problème mécanique, sans avoir pu aider l’équipe ou montrer quoi que ce soit.»

En effet, se laisser impressionner par l’enjeu ou se contenter de participer n’est pas Vallée. Son détachement n’empêche pas une grosse ambition. Nettement plus rôdé aux courses ardennaises qu’aux pavés, le natif de Thimister s’est amusé. «Je pense que cette épreuve m’est destinée. Je pédalais facile au sein du peloton et plus encore sur les secteurs pavés, je remontais sans même forcer. On m’avait laissé carte blanche Il aurait fallu voir avec les kilomètres…»

Il lui suffira de revenir montrer que son moteur et son esprit offensif, parfois débridé mais souvent dévastateur, peuvent payer. Marc Sergeant et la Loterie apprécieront. «Je ne demande pas encore de responsabilités mais j’entends démontrer que l’on peut compter sur moi, ajoutait le néo-pro liégeois. Quand je dis quelque chose, je le réalise. Chez Lotto, les opportunités ne manqueront pas.»J. Gr.