Promotion D

PHOTOS | Givry - FCJLA 1-0

En trois siècles, il n’avait jamais connu cela. Depuis samedi soir, saint Gossé, particulièrement vénéré sur le plateau de Bertogne, se retourne et se retourne dans sa tombe. Perturbé, paraît-il, par les dizaines, presque la centaine, de «Godverdomme» hurlés à tous vents par Guy François, l’entraîneur des Arlonais.

Il était fameusement remonté, l’ex-joueur du PSV! Vis-à-vis de ses joueurs, qui ont eu droit en guise d’au revoir à une ultime salve. Les murs du vestiaire en résonnent encore.

Démonstratif, mais excessif le technicien du chef-lieu? Nullement, si l’on tend l’oreille aux commentaires de ses ouailles.

Après ce derby, musclé et engagé de bout en bout, à l’unisson, les éléments du FCJLA (NDLR: vivement que le club se retrouve un nouveau nom de baptême!) reconnaissaient tous qu’ils avaient à la fois manqué de niaque, mais surtout de discernement et de précision à la finition.

Le constat, lui, est, effectivement, sans appel. Arlon n’avance plus. Avec 2 unités sur 15, la phalange du chef-lieu est en train de dilapider tout le précieux butin conquis au fil des mois.

C’est le troisième revers consécutif à l’extérieur. Pire, Arlon ne s’est plus imposé hors de ses bases depuis décembre dernier, à Longlier.

Tout profit pour Givry, qui recolle à son adversaire du jour et peut toujours, s’il lui vient l’idée de se montrer enfin régulier, rêver du tour final. Même si les points qui s’accumulent donnent aux sourires des dirigeants une couleur un rien pâlotte, les primes suivant le mouvement.

Il faut en effet s’en faire une raison: les spectateurs se font de plus en plus rares. Étaient-ils 150 samedi, pour un derby de haut de tableau, entre les formations actuellement présentées comme 1re et 2e dauphines des Virtonais dans la province?

Pourtant, une fois de plus, les absents ont eu tort. Non seulement, vivre 90 minutes aux abords de Guy François vaut le meilleur vaudeville diffusé sur le petit écran, mais footballistiquement parlant, ce débat a tenu ses promesses. L’engagement, surtout dans le chef des Canaris, a, parfois, atteint son paroxysme, à l’instar de cette seconde biscotte adressée à Nathan Raguet pour une faute sur Adrien François.

Raguet, héros du jour, puisqu’auteur du seul but de la partie, avait pourtant déjà frôlé la correctionnelle pour un tacle assassin au premier acte.

Pendant près de quarante minutes, Givry s’est ainsi retrouvé en infériorité numérique face à un adversaire qui revenait incessamment vers la cage de Samuel Bodet. Mais le gardien du temple local, averti d’entrée sur un lob qui atterrit sur sa transversale alors qu’il était trop avancé, a sorti par la suite la panoplie des gestes parfaits. Et quand il paraissait vraiment en sérieux péril, Samuel Bodet était sauvé par son poteau ou sur (derrière?) sa ligne par un acolyte.

Oui, au bout du compte, Arlon et son berger avaient mille et une raisons de repartir frustrés, mais ils savent aussi qu’ils ont eu toutes les cartes en mains pour inverser la tendance.

Donnez en effet à Raguet l’offrande qu’a reçue un Godfrin et le score sera modifié. Mais n’est pas Raguet man qui veut. Godverdomme, demandez-le donc à Guy François…


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